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Greffe de neurones: une implantation à long terme réussie chez des souris

C'est une avancée scientifique qui donne de l'espoir, notamment pour les malades de Parkinson. Des scientifiques ont réussi à implanter des neurones dans le cerveau de souris à partir de cellules de la peau. Pour la première fois, après six mois, aucun effet négatif n'a pu être constaté, au contraire.

Les chercheurs, du Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB) de l'Université de Luxembourg, ont publié les résultats de leurs recherche dans la revue Stem Cell Reports. Avec des collègues de l'Institut Max Planck, de l'Université de Münster (Allemagne) et de l'Université de Bielfeld, ils ont réussi à créer un tissu nerveux stable dans le cerveau de ces souris.

A partir de cellules souches de la peau, les scientifiques ont produit des cellules souches pluripotentes induites (c'est-à-dire produites en laboratoire). En d'autres termes ils ont reprogrammé des cellules souches en neurones. Parce qu'ils les ont directement prélevées dans la souris receveuse, la compatibilité entre les cellules a été considérablement améliorée.

La greffe de neurones n'est pas une découverte propre à ces chercheurs. De telles expérimentations ont déjà été réalisées auparavant. Mais ce serait la première fois que, six mois après l'implantation, aucun effet secondaire négatif n'a pu être observé.

Intégration parfaite au cerveau

C'est même le contraire: les neurones implantés étaient pleinement intégrés dans le cerveau, avaient une activité normale, et étaient bien connectés aux cellules originales via des synapses fraîchement formées. Une réussite d'autant plus importante que six mois chez une souris équivaut à environ 20 ans chez l'être humain.

Cette avancée donne de l'espoir quant à de futurs traitements. Les scientifiques imaginent déjà qu'ils pourraient remplacer des neurones malades par des neurones en bonne santé fabriqués en laboratoire. La maladie de Parkinson notamment, une maladie neurologique dégénérative, pourrait être la première cible de tels traitements.

"Nous ne sommes pas encore devant un tel succès chez l'homme, mais je suis certain que les traitements de remplacement de cellules existeront dans le futur, affirme Jens Schwamborn, auteur principal de l'étude. Les résultats de nos recherches nous font avancer un peu plus dans cette direction".

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