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Un député somalien abattu, le cinquième depuis le début de l'année (police)

Un député somalien, Cheikh Adan Madeer, a été tué par balles vendredi dans le centre de Mogadiscio, ont indiqué à l'AFP la police et un de ses proches.

Cheikh Madeer présidait la commission des Finances du Parlement national somalien. C'est le cinquième député assassiné depuis le début de l'année à Mogadiscio. Les islamistes shebab ont revendiqué les précédents meurtres et indiqué vouloir tuer "un par un" tous les parlementaires somaliens.

"Il rentrait de la mosquée, près de son domicile (du quartier) de Hamarweyne, quand deux hommes armés l'ont abattu. Nous préparons ses funérailles", a déclaré à l'AFP Nur Mohamed, un parent de la victime.

Des responsables de la police de la capitale somalienne ont confirmé le meurtre du député.

Le 23 juillet, une députée et célèbre chanteuse somalienne, Sado Ali Warsame, avait été abattue à Mogadiscio, en compagnie de son chauffeur. Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, avaient revendiqué ce meurtre et averti que "tous les députés sont condamnés à mort à moins qu'ils n'abandonnent leur mandat".

"Nous avons l'intention de tuer tous les autres députés et responsables du gouvernement à chaque fois que nous en aurons l'opportunité", avait alors affirmé à l'AFP le porte-parole militaire des shebab, Abdulaziz Abu Musab.

Les shebab accusent les responsables politiques somaliens d'être des "mécréants servant les intérêts de l'étranger".

Le 3 juillet, le député Ahmed Mohamud Hayd avait été abattu près du port de Mogadiscio. Le 22 avril, son collègue Abdiaziz Isak Mursal avait été lui aussi tué par balles, au lendemain de la mort d'un autre député Isak Mohamed Ali, tué dans l'explosion d'une bombe fixée à sa voiture, qui avait également grièvement blessé un autre parlementaire, Mohamed Abdi.

Chassés de Mogadiscio puis de l'essentiel de leurs bastions depuis 2011, les shebab, qui contrôlent toujours de larges zones rurales, ont multiplié récemment les attaques, souvent spectaculaires, contre les institutions somaliennes même les plus sécurisées.

Le palais présidentiel, ultra-protégé, a été attaqué deux fois cette année - en février puis début juillet - et le Parlement a été également la cible en avril d'une attaque-suicide.

nur-ayv/ms

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