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La société civile regrette d'être tenue à l'écart du sommet USA-Afrique

Les présidents africains invités au sommet USA-Afrique à Washington la semaine prochaine doivent s'engager à laisser s'épanouir la société civile sur le continent, et à mettre un terme aux répressions trop souvent constatées, exigent des associations africaines dans une lettre ouverte publiée vendredi.

Un accent particulier est mis également sur le droit et la place des femmes, bafoués dans de trop nombreux pays africains, selon cette missive.

"Il est regrettable que la société civile ne participe par formellement au sommet", écrivent les signataires de cette lettre adressée aux quelque 50 chefs d'Etat africains qui se retrouveront les 5 et 6 août à Washington autour du président américain Barack Obama.

"Au minimum, les leaders américain et africains devraient s'engager fermement à ouvrir un espace pour la société civile et condamner publiquement toutes les formes de suppression de l'expression de la société civile en Afrique", poursuit le texte, paraphé par une quinzaine d'organisations nationales ou internationales, comme Human Rights Watch, la Fédération internationale des droits de l'homme, ou des associations de lutte pour le droits des femmes du Malawi, du Mozambique ou du Zimbabwe.

"L'espace accordé à la société civile se réduit dans de nombreux pays", déplore la lettre, qui accuse des gouvernements d'"utiliser une combinaison de menaces directes, de lois répressives et d'action policière pour faire taire les médias indépendants et les défenseurs des droits de l'homme".

Les signataires rappellent que plusieurs pays --dont l'Angola, l'Egypte, l'Ethiopie, le Mozambique ou l'Ouganda-- ont récemment utilisé la force pour disperser des manifestations pacifiques

Plusieurs Etats ont également des lois qui restreignent fortement les possibilités d'action des groupes de défense des droits de l'homme, tels l'Ethiopie, la Guinée Equatoriale ou le Soudan, affirment les signataires de la lettre ouverte.

"Les pays participant au sommet doivent publiquement condamner ces agissements et s'engager à soutenir le droit à la liberté d'expression, d'association et de manifestation pacifique", demandent-ils.

A propos des femmes, les signataires notent que "d'un bout à l'autre de l'Afrique, les femmes et les filles font toujours l'objet de discrimination et d'autres violations des droits de l'homme, dans le droit comme dans les faits".

"Les dirigeants africains doivent promettre d'éliminer ces lois et de mettre un terme à ces pratiques", poursuit la lettre.

cpb/liu/jmc

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