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Japon: le Premier ministre confirme un remaniement gouvernemental début septembre

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, dont la cote de popularité s'est nettement érodée, a confirmé jeudi qu'il allait remanier son gouvernement début septembre, ce qu'il n'a encore jamais fait depuis son arrivée au pouvoir fin 2012.

"Je veux changer le cabinet et revoir l'organisation de la direction du parti (Parti Libéral-Démocrate, PLD) au cours de la première semaine de septembre", a déclaré Shinzo Abe à des journalistes japonais qui l'accompagnent actuellement dans sa tournée latino-américaine.

Le week-end dernier, plusieurs organes de presse avaient annoncé ce remaniement en citant des "sources informées".

Concernant le PLD, M. Abe a simplement indiqué qu'il comptait mettre "les bonnes personnes aux bonnes places".

Mardi, l'agence Kyodo avait indiqué que Shinzo Abe, qui préside le PLD, pensait notamment à remplacer le n°2, Shigeru Ishiba, pour le faire entrer au gouvernement à un poste nouvellement créé pour piloter les changements législatifs sur la défense.

Souvent considéré comme premier ministrable, Shigeru Ishiba avait été battu en septembre 2012 par M. Abe pour la désignation à la tête du parti, et donc pour le poste de chef de gouvernement, le PLD ayant remporté peu après les élections générales de décembre.

Le scrutin pour désigner le prochain chef du PLD est prévu en septembre 2015.

Concernant le remaniement proprement dit, M. Abe n'a donné que peu de pistes sur ses intentions, notamment s'il comptait changer les titulaires de postes régaliens.

Il a simplement indiqué qu'il comptait avoir plus de femmes ministres ainsi que dans les instances dirigeantes du PLD.

Ce remaniement interviendra par ailleurs alors que la cote de popularité du Premier ministre, même si elle reste encore confortable, s'est nettement dégradée depuis quelques mois.

Selon les derniers sondages réalisés par la télévision publique NHK et le quotidien économique Nikkei, elle serait tombée en dessous de 50%, une première depuis son entrée en fonction fin décembre 2012.

Longtemps il a joui d'un score élevé autour de 65%. Mais depuis quelques mois, alors que beaucoup de Japonais ne voient pas encore les retombées de sa politique de redressement économique, M. Abe a pris des décisions politiques qui ont contribué à faire baisser son appréciation dans les sondages (loi sur la protection des secrets d'Etat, réinterprétation de la constitution pacifiste pour étendre les missions extérieures des forces armées nippones, volonté ferme de relancer les réacteurs nucléaires jugés sûrs).

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