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France: l'ex-trader Kerviel obtient son placement sous bracelet, appel du parquet

L'ex-trader français Jérôme Kerviel, condamné pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à la Société générale, a obtenu vendredi son placement sous bracelet électronique mais restera pour l'instant en prison, le parquet ayant fait appel.

La cour d'appel de Paris devra se prononcer dans un délai de deux mois.

Condamné définitivement à cinq ans d'emprisonnement dont trois ferme, Jérôme Kerviel purge sa peine depuis mi-mai à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris.

Son avocat, David Koubbi, avait appuyé sa demande d'aménagement de peine sur le fait qu'une fois déduites sa détention provisoire et les remises de peines automatiques prévues par la loi, Kerviel pourrait solliciter en juillet 2015, soit à la moitié de sa peine, une libération conditionnelle.

Un placement sous bracelet électronique lui permettrait "d'aller travailler et de rentrer à son domicile le soir", a expliqué lors de l'audience mardi Me Koubbi. Son client, qui a présenté une promesse d'embauche à l'appui de sa demande, aurait une "activité normale", un "appartement normal".

Son combat a été "long" et "douloureux", avait souligné Me Koubbi. Il "aspire à continuer" ce combat "jusqu'à ce que la vérité l'emporte".

Après un périple pédestre ultra-médiatisé en Italie pendant lequel il avait fait planer le doute sur son retour en France, Jérôme Kerviel avait été interpellé le 18 mai à Menton à la frontière italienne.

Considéré comme un symbole de la finance folle, l'ancien trader a été jugé seul responsable de la perte colossale subie par la Société Générale avant 2008. Il accuse la banque d'avoir couvert ses agissements et soutient que des "dysfonctionnements graves" ont marqué son procès.

En mars, la Cour de cassation avait confirmé sa condamnation à la prison mais annulé les dommages et intérêts prononcés par la cour d'appel de Paris fin 2012, qui correspondaient à la perte déclarée par la banque, soit 4,91 milliards d'euros.

Ce volet sera rejugé devant la cour d'appel de Versailles à partir de septembre.

Par ailleurs, une information judiciaire a été ouverte à Paris pour escroquerie au jugement et faux et usage de faux, en lien avec des plaintes déposées par l'ancien opérateur de marché. Il reproche à la Société Générale d'avoir aggravé, après son départ, les pertes qui lui ont ensuite été imputées, en janvier 2008.

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