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Ebola: le Liban prend des mesures de précaution

Le Liban, dont plus 20.000 citoyens vivent dans les trois pays africains touchés par l'épidémie d'Ebola, a pris des mesures de précaution pour empêcher toute propagation du virus, a-ton indiqué de source officielle.

Lors d'une tournée vendredi à l'aéroport international de Beyrouth, le ministre libanais de la Santé Wael Abou-Faour a ainsi indiqué "avoir demandé aux compagnies aériennes, notamment celles transportant des passagers de Sierra Leone, de Guinée et du Liberia, d'informer les autorités libanaises sur toute personne atteinte de symptômes suspects, notamment des vomissements, des diarrhées ou de la fièvre, afin qu'elle soit remise à une équipe médicale à l'aéroport de Beyrouth".

Il a précisé qu'une équipe sanitaire de 18 personnes, dont des médecins et des infirmiers, était présente à l'aéroport.

De son côté, le ministère des Affaires Étrangères a demandé à ses ambassades d'informer les communautés libanaises des mesures de précaution, et d'aider ceux qui voudraient rentrer. Près de 12.000 Libanais vivent en Sierra Leone, 3.500 en Guinée et 6.500 au Libéria.

Le ministère libanais du Travail a, lui, décidé de suspendre la délivrance de permis de travail aux ressortissants de pays africains où sévit l'épidémie d'Ebola qui a fait déjà plus de 700 morts sur ce continent.

Dans un communiqué publié par l'agence nationale d'information (ANI) le ministère indique "qu'en raison des craintes pour la santé publique et (pour) prévenir une épidémie d'Ebola, le ministère du Travail ne reçoit plus les demandes d'obtention d'un permis de travail pour les ressortissants de Sierra Leone, de Guinée et du Liberia".

Un responsable du ministère a précisé à l'AFP que le nombre de travailleurs originaires de ces pays au Liban était "minime", ajoutant qu'il s'agissait "surtout d'une mesure de précaution".

Le virus, contre lequel il n'existe pas de vaccin, provoque hémorragies, vomissements et diarrhées. Son taux de mortalité varie de 25 à 90%.

L'inquiétude d'une propagation mondiale a crû à la suite de la mort, le 25 juillet, du premier passager d'avion, un Libérien décédé à Lagos après avoir transité par Lomé.

kam/sk/cbo

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