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31/07/2014 12:01 EDT | Actualisé 30/09/2014 05:12 EDT

Bombardier pourrait recourir à des briseurs de grève

Radio Canada

La compagnie Bombardier affirme qu'elle prend « tous les moyens qui sont à [sa] disposition légalement pour s'assurer que les clients ne sont pas pénalisés » pendant la grève de ses employés à Thunder Bay.

Le porte-parole de la compagnie, Marc Laforge, n'a pas exclu d'employer des briseurs de grève ou de déménager la production, sans vouloir donner de détails.

En Ontario, l'emploi de travailleurs de remplacement est légal, ce qui n'est pas le cas au Québec.

De son côté, le syndicat des 900 employés de l'usine, qui ont débrayé il y a deux semaines, dit ne pas avoir vu de briseurs de grève entrer dans les installations pour l'instant.

La Ville de Toronto est actuellement le plus gros client de l'usine de Thunder Bay; elle a commandé 204 nouveaux tramways, au coût de 1 milliard de dollars. La métropole, explique M. Laforge, a déjà reçu deux rames, qui entreront en circulation le 31 août.

Le syndicat des travailleurs, Unifor, affirme toutefois que la livraison des autres véhicules pourrait être retardée si le conflit de travail perdure.

Le dirigeant syndical Dominic Pasqualino rencontrera aujourd'hui la présidente de la Commission des transports de Toronto (CTT). « Je veux juste l'informer de la façon dont se déroulent les choses à l'usine, dit-il, les négociations et nos frustrations ».

M. Laforge, lui, soutient que les clients ne seront « pas pénalisés » par la grève.

Aucune séance de négociations n'est prévue pour l'instant entre les deux parties.

Injonction

Par ailleurs, une juge a reporté au 7 août toute décision relative à la demande d'injonction présentée ce matin par Bombardier au sujet du piquetage.

Selon la compagnie, les grévistes ne respectent pas les termes de l'entente conclue à ce sujet la semaine dernière. L'attente pour les cadres aux piquets ne devait pas dépasser 25 minutes, explique la porte-parole, Stephanie Ash. Or, cette règle est violée « plusieurs fois, chaque jour », selon elle.

Le syndicat Unifor a demandé un ajournement pour examiner des documents présentés en cour par Bombardier.

Avant l'audience, le dirigeant syndical Dominic Pasqualino avait admis qu'il y avait eu des retards pour le passage aux piquets du haut dirigeant Aaron Rivers, sans plus.