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Washington refuse des visas à des leaders vénézuéliens pour violation des droits de l'homme

Les Etats-Unis ont refusé d'accorder des visas à plusieurs dirigeants vénézuéliens accusés de violations des droits de l'homme, a indiqué une porte-parole du département d'Etat mercredi.

Le Venezuela a été le théâtre de nombreux défilés antigouvernementaux durant quatre mois plus tôt cette année au cours desquels 43 personnes ont été tuées alors que les forces de sécurité ont durement réprimé ces manifestations.

"Les forces de sécurité gouvernementales ont répondu à ces manifestations à plusieurs reprises avec des arrestations arbitraires et un usage excessif de la force", a noté la porte-parole adjointe du département d'Etat, Marie Harf.

Il y a également eu "des efforts répétés pour réprimer l'expression légitime de dissidents par le biais d'intimidations, ainsi que pour entraver la liberté de la presse et réduire au silence les membres de l'opposition", a-t-elle ajouté.

De ce fait, le secrétaire d'Etat John Kerry a "décidé d'interdire à un certain nombre de dirigeants du gouvernement vénézuélien responsables ou complices dans ces violations des droits de l'homme d'entrer aux Etats-Unis", a encore noté Mme Harf.

Celle-ci n'a pas précisé quels dirigeants exactement étaient visés, mettant en avant des raisons de confidentialité.

"Notre message est clair: ceux qui commettent de tels abus ne sont pas les bienvenus aux Etats-Unis", a encore souligné la porte-parole. "Avec cette mesure nous soulignons notre engagement à tenir responsables les individus qui commettent des violations des droits de l'homme".

Cette mesure intervient quelques jours après que l'ancien responsable du renseignement militaire vénézuélien, Hugo Carvajal, a été détenu quatre jours sur l'île d'Aruba, où il avait été nommé consul, avant d'être libéré, suscitant l'ire des autorités américaines qui le recherchent pour complicité de trafic de drogue.

Washington essaye depuis longtemps de normaliser ses relations avec Caracas. Les Etats-Unis espéraient que la situation pourrait s'améliorer après le décès de l'ancien président Hugo Chavez l'an dernier, mais son successeur Nicolas Maduro a déjà accusé les Etats-Unis à plusieurs reprises de chercher à le renverser et à le tuer.

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