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Wall Street finit sans direction, malgré un net rebond de la croissance américaine

Wall Street a terminé sur une note hésitante mercredi, ne parvenant à bénéficier que partiellement du net rebond de la croissance américaine et d'une décision jugée rassurante, bien que sans surprise, sur la politique monétaire américaine.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones a cédé 0,19%, ou 31,75 points, à 16.880,36 points, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 0,45%, ou 20,20 points, à 4.462,90 points.

L'indice élargi S&P 500 a terminé de justesse en territoire positif, grignotant 0,12 point, à 1.970,07 points.

Après avoir entamé la séance en hausse, à la faveur de l'annonce d'une croissance américaine plus vigoureuse que prévu, les indices ont oscillé autour de l'équilibre.

Aidé par les résultats jugés éblouissants du réseau social Twitter, qui s'est envolé de presque 20%, le Nasdaq est resté fermement ancré en hausse.

La croissance économique des Etats-Unis a très nettement rebondi au deuxième trimestre, au-delà des espérances des analystes: le Produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 4% d'avril à juin. Son recul au premier trimestre a en outre été révisé à 2,1%, contre 2,9% initialement estimé.

D'abord accueillie avec enthousiasme, cette nouvelle a par la suite rendu nerveux des investisseurs craignant de perdre de manière anticipée la manne d'argent dit facile qu'une politique monétaire ultra-accommodante aux Etats-Unis a rendu accessible aux marchés.

Le communiqué de la Réserve fédérale américaine (Fed), à l'issue de deux jours de réunion de son Comité de politique monétaire (FOMC) a quelque peu apaisé ces inquiétudes.

Si la banque centrale a décidé, comme attendu, de poursuivre son programme de réduction progressive de soutien à l'économie, elle a aussi maintenu ses taux d'intérêt directeurs à des niveaux proches de zéro, promettant qu'ils le resteront "pendant une période de temps considérable" après la fin du stimulus monétaire.

Fait nouveau toutefois, la Fed, dont le contrôle de la hausse des prix est l'une des premières missions, a noté dans son communiqué que l'inflation se rapprochait de son objectif de 2%.

"La Fed veut faire plaisir à tout le monde, à la fois aux faucons et aux colombes", les tenants d'une politique monétaire stricte, et ceux qui prônent une ligne plus souple, a commenté Gregori Volokhine, gérant de portefeuilles chez Meeschaert Financial Services.

"Elle ne veut pas faire peur aux marchés et rassure sur le fait qu'elle va continuer à mener une politique accommodante, et de l'autre côté, elle rassure aussi sur le fait qu'elle est attentive à l'inflation et qu'elle reste vigilante", a-t-il poursuivi.

Sur le marché de l'emploi, deux jours avant les chiffres mensuels sur le mois de juillet, les opérateurs ont par ailleurs pris acte du ralentissement de la progression des embauches dans le secteur privé ce mois-là.

Le marché obligataire a nettement reculé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,554%, contre 2,462% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,310% contre 3,222% la veille.

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