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Total juge "prématuré" d'évaluer l'impact des sanctions contre la Russie

Le groupe pétrolier français Total a jugé "prématuré" mercredi d'évaluer l'impact sur son activité des nouvelles sanctions contre la Russie, alors que les tensions géopolitiques dans le monde ont affecté ses derniers résultats trimestriels.

"Nous n'avons pas à ce stade stoppé nos opérations sur site sur le projet de Yamal", une usine géante de liquéfaction de gaz naturel qui doit être construite en Sibérie par Total (20%) et ses partenaires russe Novatek (60%) et chinois CNPC (20%), a indiqué le directeur financier Patrick de La Chevardière lors de la présentation à la presse des résultats du 2e trimestre.

"Entre partenaires, nous avons convenu de refaire le point fin août", a-t-il poursuivi. "Il nous faudra à ce moment-là analyser les conséquences de toutes les sanctions, mais honnêtement, aujourd'hui, on n'est pas en état de connaître l'impact de ces sanctions sur nous"

Le groupe français a déjà stoppé sa montée au capital de Novatek, où il vient de passer à un peu plus de 18%, après le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu le 17 juillet par un missile lors du survol d'une zone contrôlée par les rebelles pro-russes.

Le pétrolier britannique BP a lui prévenu mardi que de nouvelles sanctions contre la Russie ou la société Rosneft, dont il est actionnaire, pourraient affecter son activité et ses résultats.

Mais malgré cette crise, les géants mondiaux du pétrole n'ont nullement l'intention de couper les ponts avec la Russie, qui pourrait devenir la première source de production d'hydrocarbures de Total d'ici à 2020.

"Il nous faut plus de temps pour étudier les conséquences des sanctions. Si les sanctions nous interdisent de fait de travailler, on sera bien obligé de s'arrêter de travailler, mais on ne peut pas oublier que la Russie est un grand pays pétrolier", a souligné M. de La Chevardière.

D'avril à juin, le bénéfice net de Total a reculé de 8% à 3,10 milliards de dollars, pour un chiffre d'affaires en légère hausse de 2% à 62,56 milliards.

"L'environnement du deuxième trimestre a été marqué par des tensions géopolitiques croissantes qui, malgré la stabilité du prix du Brent, nous confirment la sensibilité des grands équilibres des marchés pétroliers", a commenté le PDG de Total, Christophe de Margerie, dans un communiqué.

mpa/fpo/lor/phv

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