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Pour l'Australie, la priorité est d'accéder au site du crash du MH17, pas les sanctions

L'Australie a pour priorité d'accéder au site du crash du Boeing du MH17 dans l'est de l'Ukraine, pas d'imposer des sanctions à la Russie, a déclaré mercredi le Premier ministre australien, au lendemain de l'annonce d'un nouveau train de mesures par l'Europe et les Etats-Unis.

Tony Abbott a déclaré que l'Australie avait déjà pris des sanctions envers Moscou, tels que des interdictions d'entrée sur son territoire pour des personnalités, ou des sanctions financières ciblées.

"Je ne dis pas que nous ne pourrions pas, à l'avenir, aller plus loin", a-t-il précisé à la presse. "Mais pour le moment, nous n'avons pas pour priorité de nouvelles sanctions, notre priorité est de ramener à la maison nos morts, aussi vite que possible".

Sur les 298 personnes à bord du Boeing de Malaysia Airlines, abattu le 17 juillet par un missile tiré selon les Américains depuis une zone contrôlée par les séparatistes pro-russes, 28 étaient des citoyens australiens et neuf des résidents dans ce pays.

Les experts néerlandais et australiens chargés d'enquêter sur l'accident en Ukraine de l'avion malaisien ont à nouveau dû renoncer mardi, pour la 3e fois, à se rendre sur le site du crash en raison des combats entre séparatistes et forces loyalistes se déroulant à proximité.

Plus de 200 corps ont déjà été récupérés et envoyés aux Pays-Bas pour l'identification, mais il reste certainement des cadavres sur le site.

"Nous voulons bien entendu essayer une nouvelle fois aujourd'hui d'accéder au site", a ajouté le Premier ministre. "Si ça ne marche pas aujourd'hui, nous essayerons à nouveau demain, puis encore le lendemain...".

Réunis mardi à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 pays de l'Union européenne ont pour la première fois adopté des mesures pour bloquer l'accès aux marchés financiers européens des entreprises et banques russes et interdire toute nouvelle ventes d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie et des biens à double usage militaire et civil à la Russie.

Ces sanctions devraient entrer en vigueur dès le 1er août, après leur publication au Journal officiel de l'UE.

Les Etats-Unis ont eux décidé d'imposer de nouvelles sanctions sur des secteurs clés de l'économie russe: l'énergie, l'armement, la finance, a déclaré Barack Obama dans la foulée.

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