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MH17/Ukraine : les combats empêchent à nouveau l'accès au site du crash

Les combats entre l'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine ont à nouveau empêché mercredi les enquêteurs internationaux de se rendre sur le site du crash MH17, a annoncé le chef néerlandais de la mission de rapatriement des corps des victimes.

"L'insécurité sur la route et le long de la route est trop importante", a déclaré Pieter Jaap Aalbersberg, cité dans un communiqué: "C'est ce que nous avons conclu sur la base d'une mission de reconnaissance de l'OSCE plus tôt dans la journée".

Il s'agit de la quatrième journée d'affilée lors de laquelle les enquêteurs de police néerlandais et australiens, non armés, n'arrivent pas à accéder au site, où des corps et effets personnels des victimes et débris d'avion se trouvent encore.

Les éclaireurs de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) "ont été bloqués alors qu'ils étaient en route pour le site du crash", selon le communiqué. "Ils ont été avertis qu'il y avait des tirs sur la route et le long de la route".

Malgré un cessez-le-feu décrété sur le site du crash, les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans le secteur.

"Après avoir réfléchi à des routes alternatives et des négociations avec les séparatistes, l'OSCE a décidé d'interrompre sa mission de reconnaissance", a assuré M. Aalbersberg.

Un Boeing de la Malaysia Airlines a été abattu par un missile le 17 juillet avec 298 personnes à son bord, dont 193 Néerlandais et 28 Australiens. 228 cercueils ont déjà été emmenés aux Pays-Bas, où le processus d'identification doit avoir lieu. Mais un cercueil ne correspond pas forcément à une victime.

"La sécurité est évaluée en permanence, nous continuerons d'essayer de nous rendre sur le site du crash les prochains jours, mais la grande question est de savoir si la sécurité va s'améliorer", a expliqué M. Aalbersberg.

ndy/cjo/fw

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