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L'Equateur impute à Chevron la contamination de 5 millions de m3 de terre

Le gouvernement d'Equateur a estimé mercredi que la pollution imputée à la compagnie pétrolière américaine Chevron concernait environ cinq millions de mètres cubes de terre en Amazonie.

La pollution du sol des sites concernés "pourrait atteindre autour de cinq millions de mètres cubes. Il s'agit d'un très grand volume", a déclaré à l'AFP la ministre équatorienne de l'Environnement Lorena Tapia, précisant que deux provinces, Orellana et Sucumbios, étaient touchées.

L'entreprise américaine a rejeté les accusations de Quito et les a qualifiées de "show médiatique".

"Les autorités équatoriennes ont pour unique objectif de fuir leurs responsabilités face à leur peuple et à leur environnement", a réagi James Craig, porte-parole de Chevron pour l'Amérique latine, sollicité par l'AFP.

Les dégâts dans la forêt amazonienne remontent à l'exploitation pétrolière par la compagnie américaine Texaco, qui a opéré en Equateur entre 1964 et 1990, avant d'être rachetée en 2001 par Chevron.

Quelque 30.000 indigènes et agriculteurs amazoniens déplorent des cas de cancers et de maladies dus à la pollution de l'eau par du pétrole.

"Nous allons continuer à mesurer la pollution dans l'eau, l'air et le sol, ainsi que les questions de santé", a prévenu Mme Tapia, dont le gouvernement a lancé une campagne de boycottage contre le groupe pétrolier et réclamé le gel de ses actifs à l'étranger.

A la suite d'un procès en Equateur, Chevron a été condamné en 2011 à une amende de 9,5 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros) pour des dégâts environnementaux. Mais la compagnie conteste sa responsabilité et a porté le cas devant les tribunaux internationaux, dont la Cour permanente d'arbitrage de La Haye.

Cette amende est l'une des plus fortes dans l'histoire du droit de l'environnement, dépassant celle de 4,5 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros) infligée à ExxonMobil pour la marée noire de l'Alaska en 1989.

En mars, la justice américaine avait donné raison à Chevron, qui estimait en outre entaché d'irrégularités le jugement équatorien.

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