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Gaza: frappe sur une école de l'ONU, au moins 16 morts (nouveau bilan)

Au moins 16 Palestiniens qui s'étaient réfugiés dans une école de l'ONU ont été tués mercredi à l'aube par des bombardements israéliens dans le nord de la bande de Gaza, selon un bilan revu à la baisse par les services de secours.

Des obus de chars ont touché de plein fouet deux salles de classe d'une école de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya, a-t-on précisé de mêmes sources qui au départ avaient fait état de 20 morts.

Un responsable de l'UNRWA a pour sa part fait état d'au moins 15 morts.

De nombreux civils palestiniens se sont réfugiés dans des écoles de l'UNRWA notamment à Jabaliya après avoir été avertis par l'armée israélienne que le quartier ou la localité où ils résident risquait de subir des bombardements massifs.

Chassés de chez eux par les combats, près de 180.000 habitants du territoire palestinien vivent dans des conditions très précaires dans 83 écoles gérées par l'UNRWA.

Plusieurs de ces établissements ont été touchés par les combats. Le 24 juillet, un obus israélien est tombé dans la cour d'un de ces établissements à Beit Hanoun et une quinzaine de Palestiniens y ont péri. L'armée israélienne a affirmé toutefois que ce n'est pas son obus qui les a tués.

"C'est la sixième fois que nos écoles sont touchées par des frappes israéliennes, nous sommes débordés par des dizaines de milliers de réfugiés qui attendent qu'on leur porte assistance", a souligné le porte-parole de l'UNRWA Chris Gunness.

"Nous ne sommes pas un Etat, nous ne pouvons pas enquêter sur ce qu'il s'est passé donc nous demandons à la communauté internationale d'agir", a t-il ajouté.

Israël rend le Hamas responsable des morts parmi la population civile, accusant le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza de s'en servir comme "boucliers humains", en dissimulant ses armes et ses centres opérationnels dans des églises, des mosquées ou des écoles.

L'UNRWA, qui avait dénoncé la veille dans un communiqué l'utilisation par des combattants palestiniens d'une école de l'ONU pour cacher des armes et munitions, a précisé mardi à l'AFP qu'il ne s'agissait pas de l'école de Jabaliya frappée dans la nuit.

"Nous avons parlé hier (mardi) d'une école dans le centre de Gaza, Jabaliya (où a eu lieu la frappe de la nuit) est au nord", a expliqué Chris Gunner.

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