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Gaza: une école de l'ONU frappée

Palestinians carry their belongings through rubble of houses destroyed by Israeli strikes, as they visit the area during a 12-hour cease-fire in Beit Hanoun, northern Gaza Strip, Saturday, July 26, 2014. Thousands of Gaza residents who had fled Israel-Hamas fighting streamed back to devastated border areas during a lull Saturday to find large-scale destruction: scores of homes were pulverized, wreckage blocked roads and power cables dangled in the streets. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)
Palestinians carry their belongings through rubble of houses destroyed by Israeli strikes, as they visit the area during a 12-hour cease-fire in Beit Hanoun, northern Gaza Strip, Saturday, July 26, 2014. Thousands of Gaza residents who had fled Israel-Hamas fighting streamed back to devastated border areas during a lull Saturday to find large-scale destruction: scores of homes were pulverized, wreckage blocked roads and power cables dangled in the streets. (AP Photo/Lefteris Pitarakis)

L'armée israélienne a poursuivi son offensive sur la bande de Gaza au cours de la nuit, frappant une école de l'ONU, au moment où l'on entrevoyait une lueur d'espoir de parvenir à un cessez-le-feu.

L'armée dit avoir visé au moins 75 cibles ces dernières heures, dont cinq mosquées qui auraient été occupées par des militants du Hamas.

Six Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués ce matin dans un raid de chars israéliens à Touffah, une banlieue du nord-est de la ville de Gaza, selon les secours locaux.

Huit autres personnes, dont cinq membres d'une même famille, ont péri dans d'autres tirs israéliens, à Khan Younè dans le sud de la bande de Gaza.

Une quinzaine de morts dans une école

Au moins 16 Palestiniens qui s'étaient réfugiés dans une école de l'ONU ont péri à l'aube à Jabaliya, à la suite de bombardements israéliens, et 90 personnes ont été blessées.

Des obus de chars ont détruit deux salles de classe d'une école de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, l'UNRWA.

L'ONU demande le respect de sa neutralité

Un grand nombre de Palestiniens ont trouvé refuge dans des écoles de l'UNRWA après qu'Israël eut annoncé des frappes dans leur quartier.

Une autre école administrée par l'ONU avait été la cible de tirs, le 24 juillet dernier, à Beit Hanoun, faisant 15 morts. La mise en cause d'Israël dans cette attaque n'a pas été confirmée.

L'UNRWA a par ailleurs indiqué, mardi, avoir découvert une cache de roquettes dans une autre de ses écoles dans la bande de Gaza, condamnant par la voix de son porte-parole, Chris Gunness, les responsables de cette dissimulation, sans l'imputer à quiconque précisément.

Il a appelé les parties prenantes du conflit à respecter l'inviolabilité des installations des Nations unies.

Négociations en Égypte

Des médiateurs égyptiens ont préparé une nouvelle mouture d'une initiative destinée à obtenir un arrêt des combats, et selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, des progrès ont été réalisés dans cette optique au Caire, où était attendue une délégation palestinienne.

Le gouvernement israélien doit, pour sa part, tenir une réunion de son cabinet de sécurité à 14 h (7 h HE).

Ces derniers jours, plusieurs annonces de trêve, des deux côtés, n'ont toutefois pas réussi à mettre fin aux hostilités.

Lundi, des Gazaouis ont fait état d'une pluie de missiles qui s'est abattue sur la bande de Gaza, tuant une centaine de Palestiniens, au lendemain d'une journée relativement calme, pour permettre les célébrations de l'Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan.

Dans l'éventualité d'une trêve, les questions de fond subsisteraient. Le Hamas réclame une levée du blocus, en vigueur depuis 2006 et qui étouffe les quelque 1,8 million de personnes qui occupent cette terre de 40 km sur 10.

Israël, quant à elle, exige l'anéantissement de la puissance de feu du Hamas.

Plusieurs pays rappellent leur ambassadeur en Israël

Le Chili et le Pérou ont rappelé mardi leur ambassadeur en Israël, à cause de l'intensification des frappes militaires israéliennes dans la bande de Gaza.

Ces deux pays emboîtent ainsi le pas au Brésil et à l'Équateur qui avait pris cette mesure la semaine dernière.

Le ministère des Affaires étrangères chilien a qualifié, dans un communiqué, ces opérations militaires de châtiment collectif envers la population civile de Gaza, qui ne respectent pas les normes fondamentales du droit international humanitaire.

Le Chili a reconnu la Palestine en tant qu'État en 2011. Environ 300 000 Arabes vivent au Chili, soit l'une des plus fortes populations arabes de la région. La communauté juive du Chili compte 30 000 membres.

Le Venezuela et la Bolivie ont, pour leur part, rompu leurs relations diplomatiques avec Israël en 2009, à la suite de la précédente opération meurtrière à Gaza.

Cuba a coupé les ponts avec l'État hébreu en 1973, après la guerre de Kippour.

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