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Des banques argentines proposent une alternative pour éviter un défaut de paiement

Que ce soit pour servir de garant ou pour racheter la dette aux fonds "vautours", des banques privées argentines devaient proposer mercredi à New York des solutions de susbstitution au gouvernement et aux fonds pour éviter un défaut de paiement.

Une délégation argentine est actuellement à New York pour sceller un accord de dernière minute dans le litige qui oppose l'Argentine aux fonds spéculatifs NML et Aurelius, qui ont fait condamner Buenos Aires à leur verser 1,3 milliard de dollars.

L'Association de banques argentines (ADEBA) "va mettre sur la table deux options séparées" susceptibles de faire disparaître le spectre du défaut de paiement partiel pour 539 millions de dollars, a expliqué l'économiste Marina dal Poggetto, de l'institut Bein.

La première est de se porter garante auprès du juge new-yorkais et des fonds, avant un sursis à exécution de la condamnation, le temps de laisser expirer une clause obligeant Buenos Aires à traiter tous ses créanciers de la même manière.

La seconde est que les banques argentines rachètent la dette d'1,3 milliard USD aux fonds "vautours" et se fassent ensuite rembourser par le gouvernement argentin.

"Dans ce cas de figure, tout le monde gagne, les banques, le gouvernement, le pays et les fonds", estime l'économiste.

Pour elle, il n'y aura pas de défaut de paiement de l'Argentine car personne n'y trouverait son compte. "Le coût d'un défaut serait élevé pour le gouvernement, mais aussi pour les fonds" qui ne toucheraient pas ce que prévoit le jugement, note-t-elle.

Mécaniquement, l'Argentine peut être déclarée en défaut de paiement par les agences de notation si un remboursement de 539 millions de dollars, bloqué par la justice américaine depuis un mois, ne parvient pas mercredi soir avant minuit (04h00 GMT) à ses destinataires, des créanciers ayant accepté un allègement de dette.

Le juge américain Thomas Griesa a ordonné que tout remboursement de dette soit bloqué tant que le litige avec les fonds NML et Aurelius n'est pas résolu.

D'après Mme dal Poggetto, si l'accord n'est pas prêt mercredi, une issue négociée sera trouvée dans les jours qui suivent.

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