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Chypre signe un protocole d'accord pour l'exploitation du gaz avec ENI-Kogas

Chypre a signé mercredi un protocole d'accord avec le consortium italo-coréen ENI-Kogas sur l'exploitation de ses gisements gaziers offshore, qui devrait commencer avant la fin de l'été, selon le ministre de l'Energie chypriote.

Le consortium ENI-Kogas détient les licences d'exploitation pour les blocs 2,3 et 9 des gisements. L'italien ENI détient 80% des parts de l'exploitation, et le sud-coréen Kogas les 20% restants.

Le ministre de l'Energie George Lakkotrypis a déclaré à la presse que le forage commencerait avant la fin de l'été.

Selon le ministre, la signature du protocole d'accord confirme la volonté du gouvernement de construire si possible un terminal terrestre. Mais les réserves découvertes jusqu'à présent ne sont pas suffisantes pour cela.

La compagnie américaine Noble est la première à avoir découvert du gaz dans le champ d'Aphrodite, au sud-est de l'île, en 2011. Selon les estimations, les réserves de ce champ atteindraient entre 100 et 170 milliards de m3 de gaz.

Un terminal terrestre serait la "solution optimale pour le développement de gisements potentiels, en assumant bien sûr que nous découvrions de plus grandes quantités de gaz naturel", a déclaré M. Lakkotrypis.

Le ministre a indiqué qu'il y avait une "part importante d'incertitude" sur ces gisements. "Il y a des signes encourageants (sur l'existence) de gisements potentiels... Si nous n'effectuons pas de forages, nous ne pourrons pas être sûrs de l'existence (des gisements), ni des quantités et de la qualité du gaz", a-t-il ajouté.

Chypre ambitionne de devenir une importante plateforme régionale dans le domaine de l'énergie et compte sur ses réserves en hydrocarbures pour se sortir d'une crise qui a obligé l'île à accepter en 2013 un plan de sauvetage financier de 10 milliards d'euros, assorti de conditions draconiennes.

Pour exploiter et transporter le gaz, susceptible de générer des centaines de milliards d'euros de recettes, Nicosie a choisi de construire une usine de liquéfaction dans le sud de l'île, à Vassilikos, qui permettrait d'exporter les hydrocarbures par bateau en Europe et en Asie.

Le gouvernement a conclu des accords avec l'américain Noble, l'israélien Delek Drilling et Avner Oil Exploration et le français Total pour étudier la faisabilité de cette usine.

Total, qui cherche également du pétrole, devrait exploiter les blocs 10 et 11 dès 2015.

Chypre espère exporter son gaz, et peut-être du pétrole, d'ici 2020.

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