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Bombardement près d'un marché à Gaza : 15 morts, 160 blessés

Quinze Palestiniens ont été tués et 160 autres ont été blessés lorsque des missiles sont tombés près d'un marché à Chedjaïa, dans le nord-est de la bande de Gaza. Une porte-parole de l'armée israélienne a indiqué qu'une enquête était en cours à ce sujet.

Du côté d'Israël, trois soldats ont été tués aujourd'hui quand deux engins explosifs ont sauté alors qu'ils venaient de découvrir un tunnel palestinien dans une habitation du sud de la bande de Gaza, a indiqué une porte-parole de l'armée.

Par ailleurs, un autre bombardement d'ampleur à l'aube a fait plusieurs morts et blessés palestiniens après des tirs contre une école dans la bande de Gaza. L'Agence de l'ONU pour l'Aide aux réfugiés palestiniens (UNWRA), qui gère cette école, a accusé l'armée israélienne d'avoir commis une « grave violation du droit international ».

« Je condamne dans les termes les plus fermes possible cette grave violation du droit international par les forces israéliennes », a déclaré dans un communiqué le chef de l'UNWRA, Pierre Krähenbühl. « J'appelle la communauté internationale à engager une action politique déterminée pour mettre un terme immédiat au carnage en cours. »

De nombreux Palestiniens s'étaient réfugiés dans l'école gérée par l'ONU à Jabaliya après qu'Israël eut annoncé des frappes dans leur quartier. Une quinzaine d'entre eux ont péri et 125 autres ont été blessés.

Des obus de chars ont détruit deux salles de classe. Après les tirs, les murs des salles de classe étaient couverts de sang et les planchers, de vitres et de gravats. Près de la cour, une vingtaine d'ânes gisaient sur le sol.

L'armée israélienne a répondu qu'elle n'avait fait que riposter à des tirs d'obus de mortier qui provenaient des environs de l'école.

La semaine dernière, une autre école administrée par l'ONU avait été la cible de tirs, à Beit Hanoun, faisant 15 morts. La mise en cause d'Israël dans cette attaque n'a pas été confirmée.

L'UNRWA a par ailleurs indiqué, mardi, avoir découvert une cache de roquettes dans une autre de ses écoles dans la bande de Gaza, condamnant par la voix de son porte-parole, Chris Gunness, les responsables de cette cache, sans l'imputer à quiconque précisément. Il a appelé les parties prenantes du conflit à respecter l'inviolabilité des installations des Nations unies.

Plus tôt aujourd'hui, les militaires israéliens ont annoncé qu'une trêve humanitaire serait observée pendant quatre heures aujourd'hui, mais seulement dans certains secteurs de la bande de Gaza.

Le Hamas avait toutefois estimé que cette offre n'avait « aucune valeur », parce qu'elle ne s'appliquait pas pour les zones frontalières d'où le groupe veut évacuer des blessés.

75 cibles

Au cours de la nuit de mardi à mercredi, Israël a poursuivi son offensive sur la bande de Gaza, alors qu'on entrevoyait plus tôt une lueur d'espoir pour parvenir à un cessez-le-feu. L'armée dit avoir visé au moins 75 cibles ces dernières heures, dont cinq mosquées qui auraient été occupées par des militants du Hamas.

Six Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués ce matin dans un raid de chars israéliens à Touffah, une banlieue du nord-est de la ville de Gaza, selon les secours locaux. Huit autres personnes, dont cinq membres d'une même famille, ont péri dans d'autres tirs israéliens, à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza.

Négociations en Égypte

Des médiateurs égyptiens ont préparé une nouvelle mouture d'une initiative destinée à obtenir un arrêt des combats, et, selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, des progrès ont été réalisés dans cette optique au Caire, où était attendue une délégation palestinienne. Le gouvernement israélien doit, pour sa part, tenir une réunion de son cabinet de sécurité à 14 h (7 h HE).

Ces derniers jours, plusieurs annonces de trêve, des deux côtés, n'ont toutefois pas réussi à mettre fin aux hostilités.

Lundi, des Gazaouis ont fait état d'une pluie de missiles qui s'est abattue sur la bande de Gaza, tuant une centaine de Palestiniens, au lendemain d'une journée relativement calme, pour permettre les célébrations de l'Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan.

Dans l'éventualité d'une trêve, les questions de fond subsisteraient. Le Hamas réclame une levée du blocus, en vigueur depuis 2006 et qui étouffe les quelque 1,8 million de personnes qui occupent cette terre de 40 km sur 10 km.

Israël, quant à lui, exige l'anéantissement de la puissance de feu du Hamas.

Plusieurs pays rappellent leur ambassadeur en Israël

Le Chili et le Pérou ont rappelé mardi leur ambassadeur en Israël, à cause de l'intensification des frappes militaires israéliennes dans la bande de Gaza. Ces deux pays emboîtent ainsi le pas au Brésil et à l'Équateur, qui avaient pris cette mesure la semaine dernière.

Le ministère des Affaires étrangères chilien a qualifié, dans un communiqué, ces opérations militaires de châtiment collectif envers la population civile de Gaza, ne respectant pas les normes fondamentales du droit international humanitaire.

Le Chili a reconnu la Palestine en tant qu'État en 2011. Environ 300 000 Arabes vivent au Chili, soit l'une des plus fortes populations arabes de la région. La communauté juive du Chili compte 30 000 membres.

Le Venezuela et la Bolivie ont, pour leur part, rompu leurs relations diplomatiques avec Israël en 2009, à la suite de la précédente opération meurtrière à Gaza.

Cuba a coupé les ponts avec l'État hébreu en 1973, après la guerre de Kippour.

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