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Référendum en Écosse: Bernard Drainville inspiré par l'action citoyenne du camp du Oui

La destination qu'a choisie Bernard Drainville pour ses vacances n’a rien d’anodin. Le député a voyagé en territoire écossais pour se reposer et profiter des paysages, mais aussi pour prendre le pouls de la population à quelques semaines du référendum. Il revient de son périple bien « crinqué » et la tête pleine d’idées.

« Les gens disent que l’indépendance, c’est mort. Voyons donc! L’Écosse est en train de faire la preuve que l’indépendance est moderne », vante-t-il, ajoutant que d’autres petites nations comme le Québec et la Catalogne continuent de « mener le combat ».

Bernard Drainville se dit « très impressionné » par les tactiques du camp du Oui en Écosse, axées sur l’action citoyenne et la non-partisanerie. « L’énergie que j’ai sentie là-bas, c’est motivant. Ils ont une façon de présenter différents points de vue, et on peut apprendre de ça. »

Des groupes pro-indépendance font leur propre campagne en vue du 18 septembre, date du référendum. Qu’ils soient issus du milieu des affaires, chauffeurs de taxi, agriculteurs, ce sont les Écossais qui mènent le bal, et non le Scottish National Party (SNP) ou tout autre parti souverainiste.

Les idées écossaises s'appliquent-elles à son propre parti? « L’indépendance n’appartient pas au Parti québécois, tranche Bernard Drainville. Elle appartient à tous les Québécois qui sont prêts à le faire. »

« De laisser aux citoyens le pouvoir de faire cette campagne-là, c’est une chose sur laquelle on doit méditer », ajoute-t-il.

D'un océan à l'autre

Selon le député de Marie-Victorin, les camps du « Non » écossais et québécois ont mené une campagne de peur en misant sur l’insécurité économique qu’occasionnerait une séparation.

Tout comme l’utilisation de la monnaie canadienne qui avait provoqué des débats au Québec en 1995, le chancelier de l’Échiquier britannique a déclaré qu’une Écosse indépendante ne pourrait utiliser la livre sterling.

L’adhésion du nouveau pays à l’Union européenne pourrait aussi poser problème. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, juge la tâche « difficile, voire impossible » en cas de la victoire du Oui.

Mais les partisans pour l’indépendance ne baissent pas les bras et continuent de dénoncer les politiques conservatrices du gouvernement de David Cameron – élu par le reste de la Grande-Bretagne – qui enfonceraient l’Écosse dans la pauvreté.

Sur les traces de Pauline Marois

L’ex-première ministre Pauline Marois avait reçu un accueil plutôt mitigé de la part de son homologue écossais Alex Salmond, en janvier 2013, lors de sa mission économique en Europe.

Bernard Drainville refuse toutefois de qualifier son passage en Écosse comme un voyage à vocation politique, bien qu’il serait vu comme l’un des candidats en lice pour lui succéder à la tête du Parti québécois.

Une délégation péquiste devrait s’envoler pour l’Écosse en vue du référendum, mais aucun nom n’est confirmé pour l’instant. Le député de Marie-Victorin, lui, estime avoir fait sa part. « Il faut qu’il reste du monde à l’Assemblée nationale! »

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