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27/07/2014 07:54 EDT | Actualisé 26/09/2014 05:12 EDT

Espagne: les premiers mots du nouveau chef de file socialiste pour la paix à Gaza

Le nouveau chef de file des socialistes espagnols, Pedro Sanchez, a consacré dimanche les premiers mots de son discours d'investiture au conflit à Gaza, appelant à l'ouverture "d'un processus de négociation et de paix" afin de mettre fin à "la barbarie en Palestine".

"Nous disons haut et fort à la communauté internationale, à l'Union européenne et au gouvernement espagnol 'ça suffit'", "parce qu'il y a des enfants qui souffrent et qui meurent dans un territoire attaqué de manière irresponsable", lancé Pedro Sanchez, le nouveau leader de l'opposition espagnole, dont l'élection par les militants du parti a été confirmée ce weekend lors d'un congrès extraordinaire.

Devant les délégués du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) réunis à Madrid, il a demandé "que cesse une fois pour toutes la barbarie en Palestine" et l'ouverture "d'un processus de négociation et de paix dont ont tellement besoin le Moyen-Orient ainsi que les populations d'Israël et de Palestine".

Une trêve humanitaire, entamée samedi matin, a volé en éclats dimanche à Gaza, où Israël a repris ses frappes sanglantes en riposte à des tirs de roquettes du mouvement palestinien Hamas, au 20e jour d'un conflit qui a fait un millier de morts côté palestinien.

Réunis samedi à Paris, les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, du Qatar, de Turquie et de plusieurs pays européens (France, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne) avaient appelé à prolonger le cessez-le-feu pour "24 heures renouvelables", sans toutefois faire de proposition concrète pour mettre un terme au conflit.

Pedro Sanchez, un député de 42, charismatique et télégénique, il y a quelques semaines encore inconnu du grand public, vient de prendre les rênes d'un parti socialiste très affaibli.

Si des primaires ouvertes doivent encore désigner le candidat qui mènera les socialistes, aujourd'hui première force d'opposition, face aux conservateurs, au pouvoir depuis 2011, lors des élections générales de 2015, Pedro Sanchez s'est déjà dit déterminé à rénover le parti pour le mener au pouvoir.

sg/ros