NOUVELLES
27/07/2014 05:35 EDT | Actualisé 26/09/2014 05:12 EDT

Deux Américains dont un médecin infectés par l'Ebola au Liberia

Deux Américains, dont un médecin, engagés dans la lutte contre l'épidémie de fièvre hémorragique liée au virus Ebola en Afrique de l'Ouest ont eux-même été contaminés au Liberia, a annoncé l'organisation humanitaire pour laquelle il travaille.

Samaritan's Purse, une association caritative chrétienne, a indiqué que le médecin Kent Brantly avait été placé en quarantaine au centre de traitement contre l'Ebola de l'organisation, à l'hôpital ELWA de Monrovia, capitale du Liberia.

"Nous restons optimistes quant à son rétablissement, mais il n'est certainement pas encore tiré d'affaire", a déclaré dimanche à l'AFP la porte-parole de Samaritan's Purse, Melissa Strickland.

Selon elle, il a de la fièvre et se plaint de douleurs musculaires.

Le docteur Brantly est marié et père de deux enfants, avait précisé auparavant l'ONG dans un communiqué sur son site internet.

En outre, Nancy Writebol, qui travaille pour l'organisation caritative chrétienne SIM qui gère l'hôpital, a, elle aussi, été contaminée par le virus. Elle était dans un état stable dimanche, a indiqué Samaritan's Purse.

"Ils reçoivent tous deux des soins intensifs, mais il s'agit bien sûr d'une situation dangereuse et effrayante", a précisé à l'AFP la porte-parole.

Elle a souligné que l'administration rapide d'un traitement était cruciale pour surmonter cette maladie mortelle. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le taux de mortalité de la fièvre hémorragique Ebola peut atteindre 90% dans certains cas.

Le département d'Etat américain a, de son côté, indiqué dimanche être au courant d'un cas d'Ebola sans toutefois pouvoir donner d'information sur un individu en particulier.

Kent Brantly est le médecin-chef chez Samaritan's Purse chargé de l'organisation de la lutte contre le virus Ebola au Liberia, où l'organisation continue à travailler avec les autorités sanitaires libériennes et internationales pour contenir l'épidémie.

Il avait commencé à travailler avec l'équipe de l'organisation spécialisée dans la lutte contre Ebola en octobre et s'occupait des malades atteints par la maladie depuis juin.

Nancy Writebol est responsable de l'hygiène et de la désinfection des tenues de protection portées par les membres du personnel qui entrent et sortent du centre où sont isolés les malades.

Elle a un mari et deux enfants, a indiqué l'organisation.

Le virus Ebola a tué 660 personnes depuis le début de l'épidémie en Afrique de l'Ouest il y a quelques mois, dans trois pays: Guinée (314 morts), Sierra Leone (219 morts) et Liberia (127 morts), selon un récent bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Vendredi, les autorités nigérianes ont en outre annoncé qu'un Libérien était mort du virus Ebola à Lagos, la plus grande ville d'Afrique, devenant le premier cas répertorié au Nigeria.

L'Ebola tire son nom d'une rivière du nord de l'actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre), où il a été repéré pour la première fois en 1976. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme.

La "fièvre hémorragique à virus Ebola" se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Elle cause de fortes fièvres, des douleurs musculaires, ainsi que vomissements, diarrhée voire hémorragie.

Le gouvernement américain a déclaré samedi suivre avec attention l'évolution de l'épidémie et "continuer de mobiliser de multiples agences gouvernementales pour aider les pays affectés".

dc/sam/ico/mr/gg