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27/07/2014 04:36 EDT | Actualisé 26/09/2014 05:12 EDT

Écrasement d'avion au Mali: les boîtes noires seront analysées en France

BAMAKO, Mali - Les boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali, la semaine dernière, seront transférées en France pour y être analysées, a indiqué dimanche l'ambassade de France au Mali, alors que les responsables s'apprêtaient à identifier les restes des 118 victimes.

Des casques bleus de la mission de l'ONU au Mali ont trouvé la deuxième boîte noire samedi dans les débris de l'avion, dans une région isolée du nord du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso. L'avion avait décollé d'Ouagadougou tôt jeudi matin et se dirigeait vers Alger lorsqu'il s'est écrasé.

La catastrophe a fait 118 morts, dont 54 Français. Onze Canadiens — cinq citoyens et six résidants permanents — figurent aussi parmi les victimes de l'écrasement du vol AH 5017. Tous habitaient le Québec ou s'apprêtaient à s'y installer, selon les informations de l'Association des Burkinabés du Grand Montréal.

Les boîtes noires seront transférées de Gao à Bamako, où les autorités maliennes les remettront à des experts de la gendarmerie française afin qu'elles soient transportées à Paris, a indiqué un porte-parole de l'ambassade de France à Bamako, Didier Nourrison.

Les autorités françaises ont indiqué que l'écrasement avait probablement été causé par des conditions météorologiques défavorables mais n'excluent aucune possibilité, incluant une attaque terroriste.

Samedi, le président français François Hollande avait déclaré qu'il voulait que les restes de tous les passagers soient rapatriés en France. Il avait aussi affirmé que les données contenues dans les boîtes noires devaient être analysées le plus rapidement possible.

La police criminelle allemande a indiqué avoir envoyé deux experts à Paris afin de soutenir les experts français dans l'identification des victimes. Une famille allemande de quatre personne faisait partie des passagers de l'avion.

Des experts français devaient arriver dimanche au Burkina Faso pour commencer les tests d'ADN sur les proches des victimes.

Le général Gilbert Diendéré, un collaborateur du président burkinabé Blaise Compaoré, a indiqué que cinq ou six experts prélèveraient l'ADN des proches des victimes, ce qui aidera à identifier les restes humains récupérés sur les lieux de l'écrasement.

Le périmètre de l'écrasement est surveillé par 180 soldats français et 40 soldats néerlandais de la mission de l'ONU, en plus de soldats maliens, a précisé un porte-parole de l'armée française, le lieutenant-colonel Michel Sabatier.