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Tour de France - Péraud: "Le travail paie"

"Le travail paie", a souligné avec beaucoup d'émotion samedi Jean-Christophe Péraud, en rendant hommage à l'ensemble de son équipe AG2R La Mondiale pour sa deuxième place sur le Tour de France.

Q: Quand vous avez crevé, on n'a vu aucune panique...

R: "J'avais des temps intermédiaires, je savais que j'avais un peu d'avance. Dans ce genre de situations de stress, ça ne sert à rien de s'affoler, il faut gérer ça avec du sang-froid, c'est ce que j'ai essayé de faire. Je suis reparti dans mon effort, j'ai mis un ou deux kilomètres pour relancer la machine. Je pense que c'était la bonne stratégie."

Q: Comme Thibaut Pinot avec la FDJ.fr, vous faites partie d'une équipe qui est fidèle au cyclisme depuis de longues années. Quelle importance cela a-t-il dans votre résultat ?

R: "La ténacité de Vincent (Lavenu, le manager), leur amour du vélo nous a portés vers le sommet. C'est un dur labeur, un peu le même que le mien chaque jour à l'entraînement. Le travail paye."

Q: Entre votre médaille d'argent de VTT en 2008 et la deuxième place du Tour, laquelle est la plus importante ?

Q: "Pour moi, ça reste les Jeux."

Q: Pourquoi ?

R: "C'est l'événement qui m'a toujours fait rêver. L'esprit de Coubertin, le sport tout ça..."

Q: Que vous reste-t-il désormais comme défis personnels ?

R: "Je vais pouvoir prendre ma retraite (rire). Non clairement, j'ai encore envie de découvrir des choses. Je n'ai encore jamais fait le Giro. Il me reste deux ans pour le découvrir."

Q: Vous vous accrochez comme peu de coureurs sur un vélo. Votre passé de VTT vous aide-t-il à soutenir des intensités si élevées ?

R: "Le VTT m'aide à être performant en contre-la-montre, à gérer un effort, à obtenir l'intensité maximale. Dans le VTT, il y a des périodes où il faut vraiment s'accrocher. C'est le VTT qui m'a construit, c'est grâce au VTT si je suis là aujourd'hui."

Q: Quelles ont été la ou les journées les plus dures sur ce Tour ?

R: "Peut-être dans la roue de Thibaut à Hautacam. Là, je me suis vraiment, vraiment, vraiment accroché. C'était une sale journée pour moi. Dans la roue de Nibali à Risoul, c'était dur mais peut-être un peu moins. J'ai souffert mais les sensations était quand même meilleures."

Q: Après une deuxième place au Tour, on est obligé d'être différent...

R: "Je ne crois pas que ça me changera. (larmes aux yeux)"

Q: Pourquoi tant d'émotion ?

R: "Par l'ampleur de la tâche peut-être (larmes au yeux). C'était beaucoup d'efforts. Quand les efforts sont récompensés, ça fait toujours plaisir."

Q: Quelle importance à votre première place au classement par équipes ?

R: "Je suis fier de cette équipe. Elle m'a porté jusque-là. C'est grâce à eux que je suis là. Les voir récompensés aussi, monter sur le podium, c'est un juste retour. (il éclate en sanglots)".

Q: On vous a senti ému...

R: (il interrompt d'un geste puis reprend, des sanglots dans la voix) Je pense qu'on en a assez dit, non ? Il faut me laisser aller dormir."

Propos recueillis en conférence de presse.

sva/cda

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