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Somalie: nouvelle alerte de l'ONU, 350.000 déplacés à Mogadiscio menacés de famine

Plus de 350.000 personnes ont un besoin d'aide alimentaire urgente dans la capitale somalienne Mogadiscio, livrée à l'instabilité, une situation alarmante qui concerne également d'autres villes du pays, a indiqué samedi l'ONU.

"La situation alimentaire a empiré avec les menaces de sécheresse dans certaines parties de la Somalie", affirme un rapport de l'agence onusienne pour la coordination de l'aide humanitaire.

"Les ONG sont dans l'incapacité de faire face aux besoins de plus de 350.000 déplacés à Mogadiscio", s'inquiète le rapport, signalant des "taux alarmants de malnutrition" dans la capitale livrée aux attaques des insurgés islamistes shebab.

Cette alerte intervient trois ans après la famine de 2011 qui a provoqué la mort de 250.000 personnes, pour moitié des enfants de moins de cinq ans.

Le rapport met en cause "une pénurie de fonds et une situation sécuritaire volatile qui a restreint la capacité de distribution dans les camps de déplacés".

Il y a moins d'une semaine, des ONG ont à nouveau sonné l'alerte, réclamant une aide urgente sur la période des trois à six mois prochains pour éviter une nouvelle catastrophe liée à la sécheresse, affirmant que moins de 30% des fonds nécessaires pour la Somalie sont actuellement pourvus.

Le rapport de l'ONU fait également état d'une situation de "malnutrition, au-dessus du niveau d'urgence" dans sept villes du pays dont Garowe, Galkayo et Kismayo. La capitale et ses milliers de déplacés vivant dans des habitations de fortune enregistrent la "plus grave détérioration", précise-t-il.

Le 20 juillet 2011, alors qu'une des pires sécheresses en un demi-siècle affectait plus de 10 millions de personnes dans la Corne de l'Afrique, l'ONU avait déclaré en état de famine plusieurs régions de Somalie, où l'état de guerre et de chaos permanent depuis 1991 avait aggravé la catastrophe climatique.

Chassés de Mogadiscio en août 2011, les shebab ont abandonné un à un la quasi-totalité de leurs bastions du sud et du centre de la Somalie, mais contrôlent toujours de vastes zones rurales et privilégient désormais actions de guérilla et attentats, visant notamment la capitale et les institutions du pays.

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