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É.-U: Une nouvelle méthode de construction de centrales entraîne des problèmes

US President Barack Obama speaks on foreign policy in the Brady Press Briefing Room at the White House in Washington, DC, on July 16, 2014. Obama also said Wednesday that talks with Iran on its nuclear program have shown a 'credible way forward' and may need to run beyond a Sunday deadline. AFP PHOTO/Jewel Samad        (Photo credit should read JEWEL SAMAD/AFP/Getty Images)
US President Barack Obama speaks on foreign policy in the Brady Press Briefing Room at the White House in Washington, DC, on July 16, 2014. Obama also said Wednesday that talks with Iran on its nuclear program have shown a 'credible way forward' and may need to run beyond a Sunday deadline. AFP PHOTO/Jewel Samad (Photo credit should read JEWEL SAMAD/AFP/Getty Images)

L'industrie nucléaire américaine a entamé la construction de ses premières centrales en plusieurs décennies en utilisant des matériaux préfabriqués semblables à des briques Lego afin d'économiser temps et argent, histoire de relancer cette source d'énergie autrefois prometteuse.

Mais jusqu'à maintenant, cela ne fonctionne pas.

Des problèmes de qualité et de coûts ont fait leur apparition, soulevant des questions quant à la capacité, pour l'énergie nucléaire, de s'avérer concurrentielle par rapport aux autres sources d'électricité.

Les deux premiers réacteurs construits après une pause de 16 ans, en Géorgie et en Caroline du Sud, sont assemblés en de grands modules. D'importantes parties de ceux-ci sont construits dans d'autres endroits, dans une tentative d'améliorer la qualité des installations et d'éviter les dépassements de coûts chroniques qui ont virtuellement tué l'industrie nucléaire lorsque la première vague de centrales ont été bâties, dans les années 1960 et 1970.

Selon des analystes, les ingénieurs ont créé des designs compliqués, voire impossibles à mettre en oeuvre, d'après des entrevues et des documents consultés par l'Associated Press. L'usine de sections préfabriquées de Louisiane a éprouvé des difficultés à respecter les normes strictes en matière de qualité. Quant aux entreprises énergétiques, elles ont été averties à l'avance, mais n'ont pas pu éviter les problèmes. Désormais, les firmes dirigeant le projet retirent leurs billes de l'usine de la Louisiane et font appel à de nouveaux fabricants.

Peu de sociétés énergétiques se tournent vers le nucléaire actuellement, en raison du faible coût des centrales au gaz. Mais si les frais de construction peuvent être contrôlés, l'industrie nucléaire pourrait avoir une chance à long terme. Les futurs prix du gaz sont toujours incertains, et des normes environnementales plus strictes pourraient redorer l'image du nucléaire en raison de son absence d'émissions de GES.

La difficulté de produire les modules sont l'un des facteurs expliquant les retards. Les deux premiers réacteurs devaient être opérationnels en 2016, mais on parle maintenant de 2017, voire du début de 2018. En Géorgie, Southern Co. s'attend à dépenser 646 millions $ US de plus que les 6,1 milliards $ US prévus dans sa part du budget.

Au dire de Joseph Miller, un responsable de Southern Co. chargé de bâtir la centrale de Géorgie, la construction par modules peut encore fonctionner, malgré les récents problèmes.

Il y a des années, d'importants contingents de travailleurs construisaient les centrales pièce par pièce. Utiliser tant de main-d'oeuvre était cher et complexe à gérer, multipliant entre autres les possibilités d'erreurs ou de retards.

Cela devait être réglé avec la construction par modules, mais un ingénieur nucléaire travaillant pour l'agence de réglementation de la Géorgie a mentionné, en décembre 2010, que l'usine de Louisiane avait subi des retards en raison de problèmes de conception, de fabrication et de gestion de la qualité.

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