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Ukraine: l'UE avance "rapidement" vers des sanctions économiques contre la Russie

L'Union européenne avance "rapidement" vers l'instauration de sanctions économiques contre la Russie pour son implication dans la crise en Ukraine, a annoncé vendredi la Commission européenne.

"La Commission va établir rapidement les propositions législatives nécessaires dans tous les domaines identifiés par le Conseil" des Etats, a indiqué la Commission dans un communiqué.

Les ambassadeurs des 28, qui avaient tenu une première réunion jeudi pour examiner les propositions de sanctions, se sont de nouveau réunis vendredi matin. Une nouvelle réunion est encore programmée mardi, a indiqué une porte-parole, Maja Kocijancic. Selon une source européenne, les ambassadeurs se retrouveront même dès lundi.

Interrogée sur l'éventuelle convocation d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement pour donner le feu vert à ces sanctions économiques d'envergure, Mme Kocijancic a souligné qu'il fallait une décision des Etats membres "au niveau politique".

Elle a précisé qu'il leur appartient de décider de la procédure et si cela nécessite ou non une réunion "physique" des dirigeants.

Une réunion des ministres des Affaires étrangères, voire une procédure écrite entre les 28 capitales, pourraient suffire.

Alors que les Européens étaient divisés depuis des mois sur l'opportunité de passer à une nouvelle phase de mesures frappant des secteurs entiers de l'économie russe, la destruction en vol le 17 juillet d'un avion malaisien dans l'Est de l'Ukraine, attribuée au tir d'un missile par les séparatistes prorusses, les a obligés à durcir leur position.

Dans un document de travail, la Commission a proposé quatre domaines d'action: accès aux marchés financiers, défense avec un embargo sur les ventes d'armes, "technologies sensibles", notamment dans le secteur stratégique de l'énergie, biens "à double usage" civils et militaires. Les propositions retenues "portent sur tous les aspects du paquet", a-t-on indiqué de source européenne.

La principale mesure consisterait à couper les financements des banques publiques russes. Tout ressortissant de l'UE aurait interdiction d'investir dans des titres de dette et des actions émis par des institutions financières détenues à plus de 50% par l'Etat.

Bruxelles suggère aussi d'empêcher les banques russes d'émettre de nouveaux produits sur les places financières européennes, pour les empêcher de lever des fonds auprès des non-Européens, notamment via la City de Londres.

Dans l'immédiat, l'UE doit publier vendredi après-midi une nouvelle liste de personnalités et d'entités visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE. Finalisée jeudi par les ambassadeurs des 28, elle comporte les noms de 15 personnes russes ou ukrainiennes pro-russes, et 18 entités, selon une source européenne. Ils s'ajoutent aux 72 personnalités et deux entités déjà l'objet de ces sanctions ciblées.

jlb/csg/ia

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