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Scandale viande: McDonald's Japon stoppe l'importation et la vente de tous les produits au poulet de Chine

La filiale japonaise du groupe de restauration rapide McDonald's a annoncé vendredi stopper l'importation et la vente dans l'archipel de tous les produits à base de poulet en provenance de Chine.

"Nous avons décidé de suspendre l'approvisionnement de viande de poulet de Chine pour répondre à l'anxiété des consommateurs après les informations relatives à une usine de Shanghai" (à l'origine d'un scandale de viande avariée), a expliqué McDonald's Japon, qui a aussi décidé de stopper toute vente de produits dérivés encore en stock.

Au total, McDo propose huit types d'articles confectionnés avec du poulet dans ses 3.139 restaurants du Japon, où le groupe américain est présent depuis plus de 40 ans.

Au total, le groupe a importé l'an passé 17.000 tonnes de poulet de Chine, soit 38% de ses achats de cette viande de volaille.

Le reste vient de Thaïlande où la chaîne s'approvisionnera exclusivement jusqu'à nouvel ordre.

Les mauvaises manières de Husi Food Company, une filiale du groupe américain OSI Group située à Shanghaï, ont fait la une des médias japonais depuis plusieurs jours.

Toutes les télévisions nippones ont diffusé à maintes reprises des images prises dans l'usine incriminée, où l'on aperçoit des ouvriers remettre sur la ligne de production de la viande tombée au sol, ou manipuler de la chair si avariée qu'elle en est verdâtre.

"Avec des informations inquiétantes comme celles-là, on n'a plus envie d'acheter des produits chinois", a insisté un journaliste de la chaîne de télévision Nippon TV dans un programme très suivi par les mères au foyer.

Outre McDonald's Japon, le groupe FamilyMart vendait aussi du poulet pané confectionné dans l'usine en cause dans ses quelque 10.000 supérettes de l'archipel.

Selon des données compilées par le ministère japonais de la Santé, les deux sociétés ont importé l'an dernier pas moins de 6.000 tonnes de viande conditionnée par le site de production au coeur du scandale.

Les deux groupes avait cessé dès le début de la semaine de proposer la marchandise de cette usine.

Pour le moment, aucune autre société nippone n'a déclaré avoir acheté des produits de Husi Food Company, mais des vérifications sont en cours pour s'assurer que ne sont pas utilisés des circuits indirects (un grossiste s'approvisionnant auprès du site problématique).

Jusqu'à présent, aucun cas d'intoxication lié à cette denrée périmée n'a été rapporté aux autorités japonaises. Toutefois, le ministère de la Santé a demandé un rapport circonstancié à chacune des antennes régionales d'assurance sociale.

Interrogé mercredi matin en conférence de presse, le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga, a indiqué que les inspections allaient être renforcées et que des mesures sanitaires plus sévères allaient être prises afin que n'entrent pas sur le territoire des produits avariés.

L'usine OSI de Shanghai, établie en 1996, employait plus de 500 ouvriers sur cinq lignes de production et préparait sous plusieurs formes de la viande de porc, de boeuf et de poulet, selon le site internet du groupe.

La Chine, un important fournisseur du Japon en dépit de relations politiques exécrables, est régulièrement confrontée à des scandales alimentaires qui dissuadent une partie des consommateurs japonais.

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