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Rosneft promet de limiter les répercussions des sanctions sur ses profits

Le géant pétrolier russe Rosneft a assuré vendredi préparer un plan pour "minimiser" les répercussions des sanctions américaines qui le visent sur ses profits, multipliés par presque cinq au deuxième trimestre.

"Avec nos partenaires -- les compagnies pétrolières dominantes dans le monde --, nous travaillons sur un plan destiné à minimiser les conséquences de l'ajout de Rosneft à la liste des sanctions", a indiqué le directeur général du groupe, Igor Setchine, un proche du président Vladimir Poutine, cité dans un communiqué.

Au deuxième trimestre, le groupe contrôlé par l'État russe a dépassé les attentes des analystes avec un bénéfice net à 172 milliards de roubles (3,6 milliards d'euros).

Le bénéfice a surtout profité d'un effet de changes positif, en plus d'une hausse de ses ventes. Son chiffre d'affaires a augmenté de 22% par rapport au deuxième trimestre 2013 à 1.435 milliards de roubles (30 milliards d'euros).

Son excédent brut d'exploitation a quant à lui progressé de 41% à 304 milliards de roubles (6,4 milliards d'euros).

Sa production d'hydrocarbures s'est affichée en hausse de 4,6% sur un an à 5 millions de barils équivalent pétrole par jour. Sa production de pétrole a augmenté de 1,3% et celle de gaz de 33,2%.

Ce niveau de production a permis d'assurer à la société "une position financière solide", a souligné M. Setchine. "Rosneft intensifie ses effort pour développer des projets prometteurs offshore en Russie".

Le groupe, à l'influence croissante en Russie, s'est considérablement développé ces dernières années par des acquisitions coûteuses financées en grande partie par des crédits contractés auprès de banques occidentales, ainsi que par des partenariats avec les compagnies occidentales.

Le britannique BP détient ainsi près de 20% de son capital et il coopère avec l'américain ExxonMobil pour l'exploration des vastes ressources de l'Arctique.

Mais Rosneft, devenu l'an dernier le premier producteur de pétrole coté en Bourse dans le monde par les volumes extraits grâce à l'acquisition de son concurrent TNK-BP, a été ajouté la semaine dernière à la liste des sociétés sanctionnées par les États-Unis en raison de la crise ukrainienne.

Cela réduit drastiquement son accès aux marchés de capitaux américains, alors qu'il ambitionne de doubler sa production sur les 20 prochaines années.

L'UE envisage de son côté d'interdire les exportations des "technologies sensibles", notamment dans le secteur de l'énergie.

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