Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Le chef de la diplomatie turque négocie à Doha une trêve à Gaza

Le chef de la diplomatie turque a discuté vendredi à Doha d'une trêve à Gaza avec le chef du Hamas et avec son homologue du Qatar, en liaison avec le secrétaire d'Etat américain et de le chef de l'ONU.

Ahmet Davutoglu a rencontré le chef du Hamas, Khaled Mechaal, qui vit en exil à Doha, pour des "négociations en vue d'un cessez-le-feu équitable", a déclaré à l'AFP un responsable turc sous le couvert de l'anonymat.

"Les négociations progressent dans la bonne direction" a assuré ce responsable dont le pays, un allié du Hamas, tente d'user de son influence auprès au mouvement islamiste pour lui faire accepter une trêve dans les combats avec Israël.

Avec son homologue du Qatar, Khaled al-Attiya, M. Davutoglu ont examiné la situation à Gaza, où plus de 830 Palestiniens ont été tués depuis le début de la confrontation le 8 juillet, a rapporté l'agence officielle du Qatar, Qna.

Ils ont aussi évoqué les "efforts en vue de mettre fin à l'agression israélienne et à aider les Palestiniens de Gaza", a ajouté l'agence.

Pendant leurs entretiens, les deux ministres ont reçu un appel téléphonique du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et ils ont pris l'initiative d'appeler le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Les deux responsables sont actuellement au Caire.

"Nous travaillons avec le Qatar sur un projet de texte du Hamas pour un cessez-le-feu", a indiqué le responsable turc.

"Je suis au Qatar dans le cadre des négociations sur un cessez-le-feu à Gaza qui se sont intensifiées ces deux derniers jours et qui se déroulent sans interruption ces dernières 24 heures", a écrit le ministre turc sur son compte Twitter, après son arrivée à Doha.

M. Davutoglu a annulé une visite en France et décidé de se rendre à Doha après "une téléconférence avec ses homologues américain et qatari hier (jeudi) soir et après avoir parlé, séparément, avec des responsables des groupes palestiniens", selon le responsable turc.

Jeudi, M. Kerry avait appelé la Turquie et le Qatar à faire pression sur le Hamas.

M. Mechaal a réitéré mercredi les conditions de son mouvement à un cessez-le-feu avec Israël, en exigeant avant tout une levée du blocus imposé depuis 2006 à la bande de Gaza.

Le Hamas exige aussi l'ouverture de la frontière avec l'Egypte et la libération par Israël de prisonniers qui été relâchés et arrêtés de nouveau.

La Turquie, très critique de l'opération israélienne à Gaza, fait pression pour associer le Hamas, considéré par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, à toute négociations sur un cessez-le-feu.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a lancé le 20 juillet une attaque virulente contre Israël, comparant la mentalité de certains Israéliens à celle d'Adolf Hitler.

Il n'a pas ménagé le même jour ses critiques contre l'Egypte en dénonçant son rôle et celui de son président "tyran" Abdel Fattah al-Sissi, dans l'opération militaire israélienne à Gaza.

L'Egypte, habituelle médiatrice dans les conflits entre le Hamas et Israël, avait présenté une initiative de cessez-le-feu, qui a été acceptée par Israël mais rejetée par le Hamas.

Les contacts entre Le Caire et Gaza se sont fortement compliqués depuis la destitution il y a un an du président islamiste Mohamed Morsi, grand allié du Hamas. Depuis, le mouvement palestinien comme les Frères musulmans de M. Morsi ont été interdits en Egypte.

bur/mh/fcc

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.