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L'économie allemande soutient "à 100%" les sanctions contre la Russie (presse)

Les entrepreneurs allemands sont désormais prêts à "assumer à 100%" un renforcement des sanctions de l'Union européenne contre la Russie, a assuré le chef de la commission économique allemande pour l'Europe de l'est dans une interview au Handelsblatt.

"Si le gouvernement fédéral (allemand) et l'Union européenne (...) expliquent que la Russie ne coopère pas assez et qu'ils prennent des sanctions fermes, alors nous sommes prêts à les assumer à 100%", a déclaré Eckhard Cordes au quotidien économique allemand.

"Si le prix doit être payé, alors nous le paierons", a-t-il ajouté.

Ces commentaires consacrent un changement de ligne au sein de la commission, qui représente 6.000 entreprises allemandes commerçant avec la Russie. L'organe s'était jusqu'ici opposé aux sanctions contre Moscou, et inquiété d'un éventuel impact sur les 350.000 emplois allemands concernés.

Mais le crash du vol de la Malaysia Airlines en Ukraine et ses 300 victimes lui a visiblement fait changer d'avis.

"La façon dont cette catastrophe est traitée représente un acte d'inhumanité", a jugé M. Cordes, citant les images de séparatistes fouillant les corps des victimes.

Il s'en prend ensuite directement au président russe Vladimir Poutine et son soutien aux séparatistes.

"Si Poutine continue sur cette voie, alors ce n'est pas le chemin de l'économie allemande", avertit-il.

"Il est impérativement nécessaire, que le président Poutine exerce son influence sur les séparatistes - et s'il n'a pas d'influence, qu'il cherche à en avoir", ajoute-t-il.

L'enquête internationale sur le crash du vol MH 17 de la Malaysia Airlines, a commencé en début de semaine. Les responsabilités restent à établir, mais Moscou est pointé du doigt en raison de ses liens avec les forces pro-russes qui déstabilisent l'Est de l'Ukraine.

Dans le sillage du drame, l'UE a élargi ses sanctions ciblées contre la Russie jeudi, en ajoutant 15 personnalités et 18 entités -entreprises et institutions- à sa liste noire. Elle prépare aussi de nouvelles mesures coercitives, qui doivent cibler directement l'économie russe.

"Ce genre de sanctions sont les plus douloureuses, et ont un impact très rapide", a jugé Eckhard Cordes.

rfo/oaa/ros

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