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La procureure de la CPI menace les responsables des violences en Libye

La Cour pénale internationale (CPI) a menacé vendredi de poursuivre en justice les responsables d'attaques contre les civils et biens publics en Libye, théâtre de violences meurtrières depuis près de deux semaines.

"Nous n'hésiterons pas à enquêter sur les crimes commis en Libye relevant de la compétence de la Cour et à en poursuivre les auteurs quel que soit leur statut officiel ou leur affiliation", a assuré la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, dans un communiqué.

La capitale libyenne est le théâtre depuis le 13 juillet de combats entre milices rivales qui ont fait au moins 47 morts et 120 blessés.

Des affrontements font rage aussi à Bengahzi, dans l'est du pays, entre des groupes islamistes et des forces de l'armée.

Conformément à une résolution de l'ONU adoptée en février 2011 après le début de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi, "la CPI peut exercer sa compétence à l'égard de tout acte de génocide, crime contre l'humanité ou crime de guerre commis sur le territoire libyen depuis le 15 février 2011", a expliqué Mme Bensouda.

"J'invite toutes les parties à ce conflit à cesser de s'en prendre aux civils", a-t-elle dit.

Les combats à Tripoli opposent des milices rivales pour le contrôle de l'aéroport, tandis qu'à Benghazi,les affrontements sont quotidiens entre des forces de l'armée et des groupes islamistes qui font la loi dans cette région.

Malgré la recrudescence de la violence en Libye, la Chambre d'appel de la CPI a rejeté jeudi le recours d'Abdallah al-Senoussi, ancien chef du renseignement, contre une décision de la CPI donnant le droit à la Libye de le juger sur son territoire.

"La Libye a la volonté et est capable de poursuivre M. al-Senoussi", accusé de "crimes contre l'humanité", a conclu la chambre d'appel selon un communiqué de la CPI.

Amnesty International a dénoncé cette décision en évoquant de "violations graves" aux droits de M. al-Senoussi à un procès équitable et "une grave détérioration de la situation de sécurité" en Libye.

Human Rights Watch a fait état de son côté d'un "quasi effondrement du système judiciaire en Libye".

ila/fcc

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