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"Jour de colère" à haut risque en Cisjordanie

L'ensemble des mouvements palestiniens ont appelé vendredi à un "jour de colère" en Cisjordanie, avec des manifestations à haut risque contre l'opération militaire israélienne à Gaza, selon des sources politiques palestiniennes.

Jeudi soir, qui marquait la Nuit du Destin, une date importante du ramadan, des heurts violents avec les forces de sécurité israéliennes ont eu lieu près de Ramallah, à Jérusalem-Est et, selon des correspondants de l'AFP, dans plusieurs villes de Cisjordanie, telles Naplouse, Hébron, Bethléem ou Tulkarem.

A Qalandia, un point de passage militaire au nord de Jérusalem, un manifestant de 25 ans a été tué dans l'une des marches les plus importantes des dernières années en Cisjordanie.

Plus de 10.000 manifestants avaient répondu à un appel à se rassembler "pour la liberté et la dignité" et à "prier pour les âmes des martyrs", avant d'être empêchés de se rendre à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Les heurts, très violents, ont duré une grande partie de la nuit selon des photographes de l'AFP.

Des responsables de la police et des services de secours palestiniens ont indiqué que quelque 150 manifestants avaient été blessés, dont trois sont dans un état critique.

Les forces israéliennes ont riposté à balles réelles après avoir été la cible de pierres, d'engins pyrotechniques et de cocktails Molotov jetés en direction de gardes-frontières et des soldats, selon l'armée.

Les forces de l'ordre israélienne restent en état d'alerte pour le dernier vendredi du Ramadan, qui est aussi la Journée d'Al-Qods (Jérusalem en arabe), instaurée en 1979 par l'ayatollah Khomeini pour rappeler aux musulmans "leur devoir de résistance pour libérer Jérusalem de l'occupation israélienne".

Des forces de l'ordre en nombre quadrillaient vendredi matin le secteur de la Vieille Ville de Jérusalem-Est, où 39 manifestants ont été arrêtés dans la nuit, tandis que 27 policiers ont été légèrement blessés dans les violences. L'accès à l'Esplanade des Mosquées a été interdit aux hommes de moins de 50 ans pour la prière du Vendredi.

"Plusieurs unités ont été mobilisées à l'intérieur et aux alentours de la Vieille Ville. Nous sommes prêts à faire face à quelque trouble que ce soit", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Depuis plusieurs jours, des affrontements rappelant parfois la deuxième Intifada (2000-2005) témoignent d'une colère grandissante en Cisjordanie occupée mais aussi dans les villes du nord du pays où vivent une partie des 1,4 million d'Arabes israéliens, qui représentent 20% de la population.

Depuis le début de l'offensive terrestre israélienne à Gaza le 17 juillet, au moins quatre Palestiniens ont trouvé la mort en Cisjordanie dans ces affrontements.

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