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Des inquiétudes sur la demande américaine en essence pèsent sur les prix du pétrole

Les prix du pétrole ont ouvert en baisse vendredi à New York, plombés par des craintes sur la demande en essence aux Etats-Unis après une nette augmentation des réserves cette semaine, dans un contexte géopolitique qui restait toutefois tendu.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre cédait 57 cents, à 101,50 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les opérateurs procèdent à des ajustements" après une augmentation des prix jugée exagérée à la suite de la publication mercredi du rapport hebdomadaire sur les stocks de brut et de produits pétroliers aux Etats-Unis, a expliqué Bob Yawger, de Mizuho Securities.

L'annonce d'une chute plus importante que prévu des réserves d'or noir, de 4 millions de barils, après une contraction de 13 millions de barils depuis la mi-juin, avait initialement dopé les cours du WTI.

"L'attention du marché se dirige maintenant vers une demande molle en produits pétroliers aux Etats-Unis", a relevé Matt Smith, de Schneider Electric.

La demande en essence a diminué de 1,0% en glissement annuel au cours de la semaine achevée le 18 juillet, tandis que celle de produits distillés, dont le gazole et fioul de chauffage, a chuté de 6,2% cette semaine-là.

En outre, dans un contexte de très forte activité des raffineries, les stocks d'essence ont bondi de 3,4 millions de barils, soit quatre fois plus qu'anticipé.

Les raffineries américaines maintiennent depuis la semaine précédente une cadence de presque 94% de leur capacité, un niveau jamais vu depuis août 2005, selon les analystes.

Dans le sillage de ces chiffres, les prix de l'essence ont plongé jeudi sur le marché à terme, avant de rebondir le lendemain, affectant à leur tour les prix du brut en fin de semaine.

Par ailleurs, bien que très vives, "les tensions géopolitiques ne montrent pour l'instant pas de signes d'escalade et ne se propagent pas comme on l'avait craint, notamment au Proche-Orient", a relevé M. Yawger.

Les opérateurs restaient toutefois attentifs aux développements dans la crise ukrainienne, craignant que des sanctions accrues contre la Russie n'entraînent des perturbations dans l'acheminement de l'offre de cet acteur énergétique mondial crucial.

Environ 30% des importations européennes de gaz et de pétrole proviennent de Russie.

L'Union européenne (UE) a nettement élargi jeudi ses sanctions ciblées contre Moscou, en ajoutant à sa liste noire 15 personnalités et 18 entités accusées de soutenir les séparatistes dans l'est de l'Ukraine. La liste doit être publiée vendredi en cours d'échanges au Journal officiel de l'UE.

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