Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Présidentielle afghane: Ghani pour un audit le plus large possible sur la fraude présumée

Le candidat à la présidentielle afghane Ashraf Ghani, visé par des accusations de fraude par son rival Abdullah Abdullah, s'est dit favorable vendredi à un audit le plus large possible sur les soupçons de bourrages d'urnes.

"Nous croyons en un audit le plus large possible afin de rétablir la confiance" dans l'élection, a déclaré M. Ghani après avoir rencontré le secrétaire d'Etat américain John Kerry à l'ambassade américaine à Kaboul.

Par cette déclaration conciliante vendredi, M. Ghani a semblé faire un pas vers un possible compromis avec son adversaire sur un futur audit des votes soupçonnés d'être frauduleux.

M. Ghani, donné vainqueur de l'élection selon les premiers résultats avec 56,4% des voix, est accusé par son rival d'avoir bénéficié de fraudes massives.

M. Abdullah, qui était largement en tête du premier tour du 5 avril endossant le statut de favori, s'est déclaré publiquement vainqueur de l'élection et réclame un examen approfondi des soupçons de fraudes, afin "de séparer les votes honnêtes des votes frauduleux".

Jusqu'à présent, 1.930 bureaux de votes sur un total de 23.000 ont fait l'objet d'un audit.

M. Abdullah souhaitait un audit allant jusqu'à 11.000 bureaux de vote et son adversaire a donné son accord pour 7.100 bureaux seulement.

Selon un communiqué de la présidence afghane, l'Unama tente, de son côté, de trouver un compromis avec 8.000 bureaux de vote, soit un total de 3,5 millions de voix (43% des votes du deuxième tour).

M. Ghani a également assuré vendredi que son camp s'engageait à conduire "un gouvernement d'ouverture. Un gouvernement qui pourrait représenter tous les Afghans, et servir chaque citoyen afghan comme ils le méritent selon les termes de la constitution".

M. Kerry doit poursuivre vendredi après-midi sa journée marathon par une rencontre avec M. Abdullah, également à l'ambassade américaine, avant de clore sa visite par un diner au palais présidentiel avec le président Hamid Karzaï.

jkb-emp/emd/ml

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.