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09/07/2014 12:45 EDT | Actualisé 07/09/2014 05:12 EDT

Elections slovènes: les principaux candidats et leurs partis

Fatigués des scandales de corruption, les Slovènes donnent leur préférence à un nouveau venu en politique, le professeur de droit Miro Cerar, pour les élections législatives anticipées de dimanche. L'ancien Premier ministre conservateur Janez Jansa, bien qu'actuellement en prison, fait aussi parti des favoris.

- Le "Parti de Miro Cerar" (SMC)

Cette formation de centre gauche a été fondée en juin par le juriste Miro Cerar, 51 ans. Avec son parti, qui rassemble un groupe d'universitaires, des entrepreneurs et quelques personnalités publiques, ce professeur de droit à l'université de Ljubljana dit vouloir réconcilier la population avec la politique. Miro Cerar est l'un des experts en droit les plus connus du pays. Il a participé à la rédaction de la première Constitution slovène après l'indépendance en 1990.

"Les partis existants ne parviennent pas à sortir de l'impasse. Il n'y avait donc pas d'autre solution que de devenir actif et d'essayer de renouveler la scène politique", a-t-il déclaré à l'AFP pour expliquer son engagement dans l'arène électorale.

Le SMC est crédité de 28,7 à 37,3% des intentions de vote dans les sondages.

- Le Parti démocratique slovène (SDS):

Le SDS, qui recueille entre 15,1 et 24,5% des intentions de vote, est le principal parti de centre droit. Son dirigeant, Janez Jansa, est tête de liste pour les élections, même s'il purge actuellement une peine de prison de deux ans pour corruption. A défaut de campagne, le parti a surtout élevé la voix pour dénoncer l'injustice faite selon lui à son leader, qui s'estime victime d'une "chasse aux sorcières".

Cet homme de 55 ans dirige d'une main de fer son parti. Il reste très populaire au sein d'une frange de la population en raison de son rôle dans l'indépendance du pays en 1990. Alors ministre de la Défense du premier gouvernement démocratiquement élu de Slovénie, il a été l'instigateur de la tactique de guérilla utilisée par l'armée slovène pour défendre le territoire du pays, qui a conduit au retrait de l'armée yougoslave. Moins glorieux: il est aussi connu pour ses crises de colère et ses tentatives présumées de manipulation des médias quand il était chef du gouvernement (2004-2008).

- Autres partis de gauche:

- "Slovénie positive", il y a quelques semaines encore le principal parti de gauche, est en perdition dans les sondages. La volonté de son fondateur Zoran Jankovic, multi-millionnaire venu du monde des affaires et maire de Ljubljana, de reprendre la présidence du parti en avril a conduit à une crise politique. La Première ministre sortante Alenka Bratusek, issue de Slovénie positive, a démissionné de son poste, ce qui a provoqué la tenue du scrutin de dimanche.

Alenka Bratusek, 44 ans, qui a mené depuis un an une dure politique d'austérité pour sortir la Slovénie de la crise, a fondé sa propre formation, "L'alliance d'Alenka Bratusek". Elle a peu de chance, tout comme Slovénie positive, d'entrer au Parlement selon les sondages.

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