Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Yémen: exode de civils de la ville d'Amrane en raison de combats (Croissant-Rouge)

Quelque 10.000 familles ont fui en trois jours la ville d'Amrane, à 50 km au nord de Sanaa, en raison d'un intensification des combats entre l'armée et les rebelles chiites d'Ansarullah, a annoncé mardi le Croissant-Rouge yéménite.

L'organisation a lancé un "appel au secours" pour venir en aide à ces civils, ajoutant que 5.000 autres familles voulaient quitter Amrane, une ville de 120.000 habitants, mais n'en avaient pas les moyens.

Le Croissant-Rouge a insisté dans son communiqué sur la précarité de la situation des civils qui sont pris dans des combats de plus en plus violents.

Selon un bilan partiel de l'hôpital d'Amrane, les combats ont fait une soixantaine de morts en quatre jours.

"Les corps de 60 tués, en majorité des civils et des militaires, ont été transportés dans l'hôpital depuis samedi", a indiqué un cadre médical de l'établissement, ajoutant qu'environ 180 blessés avaient également été admis. On ignore en revanche les pertes parmi les rebelles chiites.

Selon des sources militaires, des renforts de l'armée envoyés dimanche vers Amrane ont eu deux violents accrochages sur la route avec des combattants chiites, le premier dans la nuit de dimanche à lundi à Dharawane, à une quinzaine de kilomètres au nord de Sanaa, puis à leur arrivée à Amrane.

Les combats ont ensuite fait rage dans la ville dans la nuit de lundi à mardi, avant un raid de l'aviation mardi à l'aube sur un quartier dont les rebelles venaient de s'emparer.

Dans un communiqué diffusé mardi par l'agence Saba, l'émissaire de l'ONU Jamal Benomar, dont la médiation avait permis une trêve de 11 jours, s'est dit "profondément inquiet".

Regrettant "les lourdes pertes humaines de ces derniers jours", il a appelé toutes les parties à "oeuvrer en vue d'un arrêt définitif des violences à travers un processus politique" et dans l'immédiat à permettre aux agences humanitaires d'évacuer les blessés et de fournir de l'aide aux civils.

Fortement implantés dans le nord du pays, où ils contrôlent la province de Saada, les rebelles s'étaient emparés début février, au prix d'affrontements ayant fait 150 morts, de localités de la province d'Amrane, en délogeant le clan des Al-Ahmar, les puissants chefs de la confédération tribale des Hached.

Les rebelles sont issus du zaïdisme, une branche du chiisme majoritaire dans le nord du Yémen, alors qu'à l'échelle nationale, les sunnites sont prédominants.

mou/mh/fcc/cbo

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.