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Syrie/Irak: "moins de 100" extrémistes américains selon les USA

Le ministre américain de la Justice Eric Holder a affirmé mardi à Oslo que les États-Unis enquêtaient sur "moins de 100" ressortissants américains pour leur coopération avec des organisations extrémistes en Syrie et en Irak.

M. Holder a par ailleurs appelé les alliés européens de Washington à un échange d'informations sur les voyageurs pouvant partir combattre dans ces deux pays.

"Nous avons condamné des gens et fait valoir nos lois pour punir des personnes qui avaient l'intention d'aller en Syrie pour soutenir les organisations terroristes là-bas", a affirmé M. Holder lors d'une conférence de presse avec son homologue norvégien Anders Anundsen.

Interrogé sur le nombre d'Américains sur lesquels la Justice enquête pour savoir s'ils ont participé ou participent au conflit, M. Holder a répondu qu'ils étaient "moins de 100".

"Les responsables du renseignement américain estiment que près de 23.000 extrémistes violents sont actuellement actifs en Syrie. Parmi eux se trouvent plus de 7.000 combattants étrangers, dont des dizaines d'Américains, un nombre en augmentation", a-t-il précisé ensuite dans un discours.

Il a exhorté les gouvernements à communiquer entre eux sur les mouvements des résidents américains et européens.

"Nous avons un intérêt mutuel et indéniable à développer des stratégies communes pour nous attaquer à l'afflux en Syrie des extrémistes violents nés aux États-Unis ou en Europe. Et comme nos citoyens peuvent voyager librement, sans visa, entre les États-Unis et la Norvège et d'autres pays européens, et inversement, le problème des combattants revenant de Syrie vers l'un de ces pays est un problème pour tous nos pays", a déclaré M. Holder.

Selon lui, "nous devons accorder la priorité au partage des renseignements sur les voyageurs, une manière d'empêcher les aspirants étrangers au combat de, déjà, partir pour la Syrie, et de suivre les mouvements de ceux qui en reviennent. Les États-Unis s'engagent à faire leur part du travail de ce point de vue".

"Nous encourageons les autres pays à recourir à Interpol, et aux notices d'Interpol, pour lutter contre le phénomène des combattants étrangers", a-t-il lancé.

Les deux ministres ont discuté mardi d'un plan de la Norvège pour contrer la radicalisation, dans un pays qui a recensé 40 à 50 combattants en Syrie ayant des liens avec la Norvège.

M. Holder a salué les propositions qu'il contient, notamment la coopération et l'échange d'informations entre les différentes institutions du pays, y compris les établissements scolaires et universitaires.

"C'est un plan impressionnant, nous allons l'apporter aux États-Unis et l'étudier", a dit M. Holder, soulignant que l'implication de combattants étrangers en Syrie et en Irak était un "sujet de grande inquiétude pour les États-Unis et [leurs] alliés".

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