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Somalie: les shebab attaquent le palais présidentiel à Mogadiscio

Les islamistes somaliens shebab ont lancé mardi soir un vaste assaut contre le palais présidentiel à Mogadiscio, mais le président ne s'y trouvait pas au moment de l'attaque, désormais terminée, selon des sources sécuritaires.

"Il y avait au moins neuf assaillants, tous ont été tués et la situation est sous contrôle, l'attaque est terminée", a déclaré un responsable de la sécurité, Abdi Ahmed, après des combats entre shebab et forces de sécurité.

Selon des sources sécuritaires, le président Hassan Cheikh Mohamud est à l'abri dans une base de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et ne se trouvait pas au palais au moment de l'attaque, qui impliquait des kamikazes.

"Il y a eu une attaque contre le palais présidentiel, des hommes armés ont attaqué un point de contrôle" derrière le vaste complexe fortifié baptisé "Villa Somalia", a déclaré à l'AFP un officier de police, Ali Hussein.

Les islamistes, affiliés à Al-Qaïda, ont affirmé peu après l'opération "contrôler" le palais présidentiel.

"Nos combattants sont à l'intérieur du soi-disant palais présidentiel", a déclaré à l'AFP le porte-parole militaire des shebab, Abdulaziz Abu Musab. "Nous contrôlons le quartier général du régime apostat".

"L'ennemi a subi de lourdes pertes durant l'opération (...). L'assaut est une victoire pour nous puisque le gouvernement installé par l'étranger avait dit que la sécurité avait été renforcée", a ajouté le porte-parole.

Le palais présidentiel avait subi en février un assaut du même genre, perpétré par les shebab, qui en mai ont attaqué le Parlement.

Selon les témoins, il y a eu une puissante explosion suivie d'intenses échanges de tirs et d'autres fortes détonations.

"Les balles volent depuis le palais", avait raconté Halimo Nure, un témoin habitant dans le voisinage. "Il y a des coups de feu, il y a aussi des explosions, on dirait qu'ils utilisent des grenades", avait-il ajouté.

Le palais présidentiel avait subi en février un assaut du même genre, perpétré par les shebab, qui en mai ont attaqué le Parlement.

Expulsés de la capitale en 2011 par la force africaine Amisom (qui compte 22.000 hommes aujourd'hui), puis de la quasi-totalité de leurs bastions du sud et du centre de la Somalie, les shebab contrôlent toujours de larges zones rurales.

Ils privilégient désormais les actions de guérilla et les attentats, visant notamment la capitale et les institutions de la Somalie, plongée dans la guerre civile en 1991. En outre, ils ont revendiqué une série d'attaques dans des pays de la région, en particulier au Kenya voisin visé notamment en 2013 dans sa capitale.

bur-sas-tmo/sba

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