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Obama réclame des crédits d'urgence pour gérer l'afflux d'enfants clandestins

Le président américain Barack Obama a formellement réclamé au Congrès mardi une enveloppe d'urgence de 3,7 milliards de dollars pour répondre à l'afflux croissant d'enfants clandestins à la frontière avec le Mexique, notamment pour accélérer les expulsions.

Le gouvernement américain souhaite que le Congrès vote des crédits supplémentaires pour augmenter les capacités de détention de clandestins, gérer juridiquement les cas en vue d'une expulsion et renforcer les services aux réfugiés mineurs, ont expliqué des responsables de la Maison Blanche.

Les fonds permettront de répondre à "une situation humanitaire d'urgence", selon ces responsables. La Maison Blanche souhaite notamment augmenter les moyens et le nombre d'agents d'immigration et de la police à la frontière.

Plus de 52.000 sans-papiers mineurs et non accompagnés, en majorité en provenance de trois petits pays d'Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Salvador), ont été appréhendés depuis octobre à la frontière sud des Etats-Unis, principalement le long du Rio Grande au Texas, soit le double de l'année précédente.

La situation a déclenché un vif débat partisan au Congrès. Les républicains, qui dominent la Chambre des représentants, estiment que le président américain est responsable de l'afflux de clandestins, à cause de sa décision en 2012 de régulariser pour une période limitée des centaines de milliers de jeunes sans-papiers, créant selon eux un appel d'air.

Mais il n'est pas garanti que la demande de crédits supplémentaires, bien supérieure au chiffre de 2 milliards de dollars évoqué jusqu'à présent, soit accueillie à bras ouverts.

"Sans crédits supplémentaires, à moins de prendre des mesures extraordinaires, les agences (gouvernementales) ne disposeront pas des ressources suffisantes pour répondre à la situation de façon appropriée", a argumenté la Maison Blanche dans un mémorandum.

mlm/ico/sam

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