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L'opposition syrienne réunie à Istanbul pour désigner un nouveau chef

La Coalition nationale syrienne, regroupant l'opposition au régime du président Bachar al-Assad, était en réunion mardi dans une lointaine banlieue d'Istanbul pour se choisir un nouveau leader.

La coalition, formée lors d'une réunion à Doha en 2012 afin de regrouper les principaux courants de la rébellion contre le régime syrien, a été mise à mal ces derniers mois à la suite de l'avancée de l'armée fidèle au président Assad, qui a repris le contrôle de plusieurs localités.

Sa campagne a en outre subi les effets de l'offensive des jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, qui ont proclamé à cheval sur ces deux pays, un califat, un système de règne islamique aboli depuis près d'un siècle.

Une décision sur le nouveau dirigeant qui succédera à Ahmad Jarba, dont le mandat arrive à expiration, à la tête de la coalition, devrait intervenir mardi ou mercredi dans le district balnéaire de Sile, ont indiqué des sources de l'opposition à l'AFP.

M. Jarba dirige l'opposition depuis juillet 2013 mais n'est pas parvenu à unifier la rébellion et assurer un véritable soutien pro-occidental à sa cause.

Ainsi, les groupes rebelles dans le nord et l'est de la Syrie ont menacé la semaine dernière de rendre leurs armes s'ils ne recevaient pas d'aide de l'opposition pour faire face aux jihadistes de l'EI.

L'Occident semble désormais plus préoccupé par l'avènement de ce groupe ultra-radical que de répondre aux demandes insistantes de fonds et d'armes de l'opposition syrienne.

Par ailleurs, l'opposition syrienne est elle-même minée par des clivages internes entre les principales puissances régionales, notamment l'Arabie Saoudite et son voisin du Golfe influent, le Qatar.

"Les négociations entre les membres de l'assemblée générale de la coalition portent sur l'élection d'un nouveau comité présidentiel, et des efforts sont en cours en vue d'un compromis", a indiqué à l'AFP à Beyrouth Samir Nashar, opposant vétéran et membre de la coalition.

Celui-ci a ajouté que la coalition est sous la pression pour aboutir à un compromis servant les intérêts communs de Doha et de Riyad mais aussi des Etats-Unis.

Parmi les candidats potentiel figure Hadi el-Bahra, soutenu par M. Jarba ainsi que l'Arabie Saoudite où il vit.

La coalition syrienne est reconnue par plusieurs Etats, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne comme la seule représentante légitime des Syriens.

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