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L'Afghanistan doit signer l'accord de sécurité d'ici début septembre (Rasmussen)

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a prévenu mardi qu'en dépit de l'élection présidentielle, Kaboul devait signer d'ici début septembre un accord de sécurité encadrant la présence militaire internationale après 2014 en Afghanistan.

A l'issue d'un entretien avec le président américain Barack Obama à Washington, M. Rasmussen a souligné que les soupçons de fraudes lors du scrutin afghan constituaient "un sujet de grave inquiétude".

Il a toutefois dit espérer que le réexamen des votes puisse conduire à l'élection crédible d'un président qui pourra signer l'accord de sécurité avant le sommet de l'Otan début septembre au Pays de Galles.

"Si ce processus (électoral) n'est pas clarifié avant le sommet de l'Otan en septembre, il est difficile d'imaginer comment l'accord pourra être signé avant le sommet", a-t-il indiqué.

"Dans ce cas-là, nous ferions face à de sérieux problèmes en ce qui concerne la planification d'une mission d'entraînement après 2014", a-t-il prévenu.

M. Rasmussen a affirmé que la signature par Kaboul du traité bilatéral de sécurité (BSA) avec les Etats-Unis, ainsi que d'un accord de sécurité parallèle avec les pays de l'Otan, constituait une condition préalable à la mise en place d'une force internationale d'entraînement, qui compterait dans un premier temps quelque 10.000 hommes puis verrait ce chiffre diminuer au cours des années.

L'administration Obama a déjà prévenu qu'il n'y aurait plus aucun soldat maintenu en Afghanistan pour entraîner les forces afghanes après 2014 si l'accord n'était pas signé.

Le président sortant Hamid Karzaï a refusé de signer le BSA. Les deux candidats à la présidentielle, Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani, ont tous deux promis à Washington qu'ils signeraient le traité s'ils étaient élus.

Mais l'instabilité politique demeure à Kaboul et risque de provoquer de nouveaux retards. Abdullah Abdullah s'est ainsi déclaré mardi vainqueur du scrutin, rejetant en bloc l'avance de son rival Ashraf Ghani, due selon lui à une fraude massive, au risque de déclencher une nouvelle période d'instabilité voire des tensions ethniques.

Les quelque 50.000 soldats restants de la force internationale doivent quitter le pays d'ici la fin de l'année.

col/sam/rap

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