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L'accord entre Niamey et Areva sur les mines d'uranium encore en discussion (communiqué)

Le Niger et Areva ont annoncé mardi qu'ils étaient encore en discussion pour finaliser un accord portant sur l'exploitation de deux mines d'uranium par le géant français du nucléaire, pourtant signé fin mai après 18 mois de négociations.

"L'Etat du Niger et Areva se donnent les délais nécessaires pour finaliser les modalités de mise en oeuvre des différents points de l'Accord de partenariat stratégique signé le 26 mai", indiquent les deux parties dans un communiqué conjoint.

Les termes de l'accord, parus au Journal officiel nigérien du 12 juin dernier, précisaient pourtant que "la signature des nouvelles conventions" régissant la Somaïr et la Cominak, les sociétés exploitant les mines d'uranium qu'Areva contrôle partiellement, devait intervenir "au plus tard le 30 juin".

Mais si les deux partenaires disent confirmer la "validité" du texte, "un certain nombre de mesures pratiques" et de "protocoles d'application" sont en discussion pour l'"exécuter", a expliqué à l'AFP une source proche du dossier.

"Le 30 juin n'était pas une date butoir" pour la mise en oeuvre de l'accord, sur lequel Areva et Niamey "travaillent depuis le 26 mai", de même source.

"Cette date a été donnée à titre indicatif. Les parties contractantes ont décidé que l'accord prendrait effet à la date de sa signature", a récemment affirmé Mahamadou Dikouma, secrétaire général du ministère nigérien des Mines, à la radio locale Anfani.

"Nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin de beaucoup plus de temps", a observé le fonctionnaire, ajoutant qu'une dizaine de protocoles d'application étaient "en voie de finalisation".

Parmi ceux-ci figure le "pacte d'actionnaires" qui doit régir la nomination de nouveaux directeurs généraux Nigériens à la tête de la Somaïr et Cominak, a indiqué la source proche du dossier.

Pour parvenir à cet accord, qui porte sur cinq ans et sera renouvelable, Areva a accepté, après 18 mois de négociations, qu'une loi minière datant de 2006 soit appliquée aux deux mines situées dans le nord du Niger.

L'application de cette loi fera croître la redevance minière de 5,5 à 12%.

L'accord prévoit également un nouveau report de l'exploitation de l'énorme gisement d'Imouraren.

Areva accepte aussi de prendre en charge la construction d'un tronçon de la route dite "de l'uranium" dans le nord du Niger, pour 90 millions d'euros, celle d'un nouveau siège à Niamey pour 10 millions d'euros, et de financer un programme de développement agricole pour 17 millions d'euros.

bh/jf/sba

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