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La prise en charge des maladies mentales est "insuffisante" dans l'OCDE (rapport)

La maladie mentale est "insuffisamment" prise en charge dans les pays de l'OCDE, avec un tiers voire la moitié des personnes ne recevant aucun traitement, et les services de soins appropriés "manquent de ressources", relève l'organisme dans un rapport publié mardi.

Une personne sur deux souffre à un moment de sa vie d'un problème de santé mentale, etime l'Organisation de coopération et de développement économiques dans ce rapport, et les troubles mentaux "légers à modérés", comme la dépression et l'anxiété, sont extrêmement fréquents avec "à tout moment 15% de la population active concernée".

Or, ces troubles sont "bien souvent insuffisamment pris en charge": entre un tiers et la moitié des personnes souffrant de troubles mentaux ne reçoivent "aucun traitement", et "globalement, 56,3% des personnes souffrant de dépression ne reçoivent pas de traitement approprié".

Or, ces troubles ont des effets sur la vie quotidienne des personnes touchées (mortalité plus précoce, productivité moindre, absentéisme pour cause de maladie ou encore chômage) et sur l'économie même du pays.

"Les coûts sociaux et économiques liés à une mauvaise santé mentale sont importants" et sont "en augmentation", selon l'OCDE, qui compte 34 pays.

L'institution évalue que les coûts, directs et indirects, d'une mauvaise santé mentale, peuvent représenter plus de 4% du PIB dans de nombreux pays de l'OCDE (4,4% au Canada, 4,1% en Angleterre et 2,3% en France). En 2010, les coûts (directs et indirects) liés à la santé mentale étaient estimés à 2,493 milliards de dollars.

"Les gouvernements doivent redoubler d'efforts pour améliorer les soins de santé mentale qui restent mal dotés en ressources et auxquels on ne consacre pas une priorité suffisante dans un trop grand nombre de pays", estime le rapport.

"Investir davantage dans les soins primaires serait une façon efficace, sur le plan des coûts, de traiter les troubles mentaux légers à modérés", suggère l'OCDE.

"Dans la plupart des pays de l'OCDE, on compte déjà sur les praticiens de premier recours pour diagnostiquer, traiter et gérer ces situations, mais, dans bien des cas, ceux-ci manquent de ressources, de temps et de compétences pour le faire efficacement", selon la même source.

Il faudrait donc leur apporter "un soutien accru" avec une "formation à la santé mentale et une formation professionnelle continue pour tous les médecins et personnels infirmiers de premier recours" -- et développer par ailleurs les psychothérapies, "option intéressante par rapport à son coût".

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