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La crainte d'une saison des résultats décevante plombe Wall Street

Wall Street s'est enfoncée dans le rouge mardi avant le coup d'envoi de la saison des résultats dans la soirée, craignant qu'elle ne révèle la survalorisation d'un marché évoluant à des records: le Dow Jones a lâché 0,69% et le Nasdaq 1,35%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a glissé de 117,59 points, à 16.906,62 points, repassant au-dessous du seuil symbolique des 17.000 points franchi pour la première fois jeudi. Le Nasdaq, à dominante technologique, a plongé de 60,07 points, à 4.391,46 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500, a baissé de 0,70% ou 13,94 points, à 1.963,71 points. Tout comme le Dow Jones, le S&P 500 avait atteint un sommet jeudi.

"C'est une continuation de ce que l'on a vu" lundi, a noté Michael James, de Wedbush Securities. "Des inquiétudes sur la hausse des taux d'intérêt" aux Etats-Unis "ont provoqué une réduction des expositions sur les titres à forte croissance", ce qui a touché particulièrement les actions vedettes du secteur technologique, a-t-il précisé.

Le marché se trouve en effet "dans une situation assez inconfortable", a expliqué Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services, à l'orée du début quasi officiel de la saison des résultats, avec la publication des comptes mardi soir du géant de l'aluminium Alcoa.

La crainte que des résultats décevants chez les entreprises américaines mettent à jour la possible survalorisation d'une Bourse new-yorkaise jusque-là très en forme, se faisait de plus en plus pressante.

"Pour que le marché continue de monter, il faut des bonnes surprises: (...) on ne se contentera pas d'une saison conforme aux attentes et Alcoa est le premier test ce soir", a poursuivi le gérant de portefeuilles.

Or, en parallèle, une embellie spectaculaire du marché de l'emploi aux Etats-Unis, avec la chute du taux de chômage à son plus bas depuis presque six ans, à 6,1%, pourrait entraîner le resserrement anticipé d'une politique monétaire jusque-là très favorable aux marchés financiers.

"On est désormais dans une zone où la Fed", la Réserve fédérale américaine, "va commencer à être plus à l'aise à l'idée de remonter ses taux d'intérêt", rendant plus cher le crédit et tarissant l'afflux d'argent dit facile à Wall Street, a continué M. Volokhine.

Les opérateurs seront ainsi très attentifs à la publication mercredi du compte-rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC).

Le président de l'antenne de la banque centrale à Minneapolis et membre votant du FOMC, Narayana Kocherlakota, a estimé mardi que la baisse du chômage aux Etats-Unis pourrait bien "surévaluer" le degré d'amélioration réel du marché du travail.

Mais ses propos n'ont eu que peu de poids sur le marché, a estimé M. James.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,565% contre 2,617% lundi soir, et celui à 30 ans à 3,380% contre 3,440%.

ppa/jum/rap

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