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Koweït: la contestation se poursuivra, prévient un chef de l'opposition

Un chef de l'opposition koweïtienne, Musallam al-Barrak, a lancé un défi au gouvernement après sa libération sous caution en prévenant que la contestation allait se poursuivre dans le riche émirat pétrolier du Golfe.

"Nous mettre en prison ne fera que renforcer notre détermination", a dit M. Barrak lors d'un rassemblement de l'opposition lundi soir près de la prison centrale où nombre d'activistes sont toujours détenus.

"Nous n'arrêterons pas les protestations jusqu'à ce que nous parvenions à un gouvernement élu, qui sort des urnes", a ajouté ce ténor de l'opposition devant une foule en liesse qui célébrait sa libération.

La formation d'un gouvernement élu pour remplacer les cabinets successifs dominés par la famille régnante est l'une des revendications des groupes de l'opposition, incluant islamistes, nationalistes et libéraux.

M. Barrak, un ancien député, a été remis en liberté sous caution près six jours de détention sous l'accusation d'avoir insulté le Conseil suprême de justice. Le 10 juin, il a publiquement accusé d'ex-responsables, dont des membres de la famille régnante, d'avoir détourné des dizaines de milliards de dollars et d'être impliqués dans des opérations de blanchiment d'argent.

Après sa sortie de prison, il a de nouveau critiqué le système judiciaire et averti qu'il ne faudrait "pas défier le peuple koweïtien".

Les forces anti-émeutes ont fait usage de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes pour disperser lundi soir la foule qui a répondu par des tirs de pétards.

Il n'y a pas eu d'informations sur des blessés ou des arrestations lors de cette sixième nuit consécutive de violences.

L'émirat a connu ces dernières semaines des rumeurs de coup d'Etat, reprises par un membre de la famille princière, cheikh Ahmad Fahd Al-Sabah, qui a été entendu par la justice en tant que témoin.

Ces développements font craindre une nouvelle période d'instabilité politique marquées par des disputes récurrentes entre gouvernement et Parlement.

De 2006 à 2013, le pays a traversé une période de turbulences politiques avec la démission d'une dizaine de gouvernements et la dissolution de six Parlements.

oh/tm/tp

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