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Kiev ne négociera pas avec les rebelles tant qu'ils ne déposeront pas les armes

Le gouvernement ukrainien ne négociera pas avec les rebelles tant qu'ils n'auront pas déposé les armes, a déclaré le ministre de la Défense Valeriï Gueleteï, cité mardi sur le site web de son ministère.

"Il n'y aura plus de cessez-le-feu unilatéral" (comme celui qui avait expiré le 30 juin) de la part des forces ukrainiennes engagées dans "l'opération antiterroriste" dans l'Est du pays, a affirmé M. Gueleteï. "Le président ukrainien l'a dit clairement: toute négociation, quelle qu'elle soit, sera possible uniquement après que les combattants auront déposé définitivement les armes", a-t-il dit, rejetant implicitement les appels européens au retour à un cessez-le-feu sans conditions.

En visite en Mongolie, M. Frank-Walter Steinmeier a appelé lundi Kiev à dialoguer avec les séparatistes pour rechercher un cessez-le-feu, alors qu'une porte-parole du gouvernement allemand déclarait à Berlin qu'"un cessez-le-feu bilatéral et sans condition intervenant très rapidement reste essentiel". Mais aux yeux de Kiev, un cessez-le-feu inconditionnel, observé alors que les insurgés contrôlent partiellement la frontière avec la Russie, ne ferait que renforcer ces derniers.

Les présidents américain Barack Obama et français François Hollande, qui ont eu un entretien téléphonique lundi, ont adopté un langage légèrement différent, appelant leur homologue russe Vladimir Poutine à "faire pression sur les séparatistes" prorusses "afin qu'ils acceptent le dialogue avec les autorités ukrainiennes".

via/ml

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