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Centrafrique: "pas d'avenir sans cessez-le-feu" (Le Drian)

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian estime qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés qui s'affrontent et multiplient les exactions contre la population.

"Il n' y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu", a jugé M. Le Drian dans un entretien diffusé mardi par la radio nationale centrafricaine, après avoir longuement discuté avec la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza lundi soir à Bangui.

"A Bangui", a-t-il ajouté, "la présence de Sangaris (force française), de la Misca (force africaine) et de l'Eufor (force européenne) a permis à la sécurité de devenir presque bien. Presque bien. Je le vois bien au fur et à mesure de mes déplacements".

Mais en province, "dans l'Est, la situation reste tendue", a-t-il rappelé, soulignant qu'il faut éviter qu'il "y ait des affrontements entre des groupes qui ne recherchent que la haine et la vengeance".

"Donc, il faut que ces groupes-là acceptent un processus de paix, qu'ils acceptent d'abord le cessez-le-feu qui est indispensable à une évolution sereine de ce pays", a poursuivi M. Le Drian.

Arrivé lundi en fin d'après-midi dans la capitale centrafricaine, Jean-Yves Le Drian devait initialement se rendre mardi matin à Bambari (centre) où sont déployés des soldats français et africains, mais a finalement annulé ce déplacement.

Selon sa délégation, des incidents ont opposé une nouvelle fois lundi des groupes armés dans la ville et, même si la tension a baissé lundi soir, "le ministre préfère que la force Sangaris soit pleinement à sa mission de stabilisation de Bambari".

Plusieurs personnes ont été tuées et des dizaines blessées ces derniers jours dans le Centre et le Nord dans des attaques de l'ex-rébellion Séléka à majorité musulmane et de milices anti-balaka à dominante chrétienne, notamment le jet d'une grenade dans une mosquée en plein ramadan.

Depuis le début des violences intercommunautaires à grande échelle en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d'habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

acp/mc/mba

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