Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Centrafrique: Au moins 20 déplacés tués par l'ex-rébellion Séléka à Bambari (force africaine) acp-jpc

Au moins 20 personnes ont été tuées dans une attaque de l'ex-rébellion Séléka contre le site de déplacés de la cathédrale catholique de Bambari( centre de la Centrafrique), a indiqué mardi à l'AFP la force de l'Union africaine (Misca), soulignant que le bilan pourrait encore s'alourdir.

"Au moins 20 personnes ont été tuées et 25 blessées lundi soir dans le site des déplacés de la cathédrale catholique Saint-Joseph de Bambari, attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-Séléka", a annoncé une source de la Misca, qui a requis l'anonymat.

"Les assaillants ont incendié des tentes et ouvert le feu sur les civils qui s'y trouvaient. Il s'agit encore d'un bilan provisoire qui pourrait s'alourdir car les humanitaires n'ont pas la tâche facile sur le terrain où des tirs étaient encore entendus ce matin", a précisé la source.

"La plupart des personnes réfugiées sur ce site ont escaladé la concession de la paroisse pour se mettre à l'abri des tirs à la base des soldats français de l'opération Sangaris et à la résidence du préfet", a ajouté la source de la Misca.

L'ex-rébellion estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents sur ce site de déplacés, comme ils le sont sur d'autres sites. "C'est pour celà que nous avons lancé une attaque", a indiqué un membre de leur état-major.

"Il y a toujours des provocations et des attaques des anti-balaka depuis leur attaque contre des peuls qui a fait 17 morts (23 juin). Nous ne faisons que défendre les populations", s'est justifié Ahmad Nejad, porte-parole de l'état-major de l'ex-rébellion.

Ces nouvelles violences ont entrainé l'annulation du déplacement mardi à Bambari du ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian. M. Le Drian est arrivé lundi à Bangui pour une visite de deux jours dans le pays.

Dans une déclaration sur la radio centrafricaine mardi, il a déclaré qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés qui s'affrontent et multiplient les exactions contre la population.

acp-jpc/sba

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.