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Birmanie: menace sur la liberté de la presse après les violences religieuses

Le président birman Thein Sein a agité mardi la menace d'une restriction de la liberté de la presse, face à des violences entre bouddhistes et musulmans attisées par les réseaux sociaux.

Thein Sein, dont l'administration est accusée de n'avoir pas réussi à mettre fin à ces violences sporadiques depuis deux ans, a promis une "tolérance zéro" pour les responsables des émeutes meurtrières de la semaine dernière à Mandalay, la deuxième ville du pays.

Mais il s'en est également pris aux médias, ces dernières violences ayant été causées par une accusation de viol d'une bouddhiste par deux musulmans.

Cette accusation avait été relayée par les réseaux sociaux, colporteurs de rumeurs qui ont par le passé souvent été le point de départ de poussées de violence.

"Nous avons atteint un des niveaux de liberté de la presse les plus élevés d'Asie du sud-est, avec le droit de parler et d'écrire librement, en vertu d'une réforme politique cruciale pour la transition", a vanté l'ancien général de la junte autodissoute en 2011.

"Cependant, si la liberté de la presse menace la sécurité nationale au lieu d'aider la Nation, nous prévenons que nous agirons", a-t-il ajouté dans ce discours publié par la presse officielle mardi.

Les violences de Mandalay, qui ont fait un mort côté musulman et un, côté bouddhiste, se sont poursuivies pendant plusieurs jours, en dépit de forces de sécurité renforcées dans la ville.

Au total, la police a procédé à quelque 400 interpellations, essentiellement pour non-respect du couvre-feu.

Facebook avait été inaccessible plusieurs jours la semaine dernière, suscitant des spéculations sur son blocage par les autorités, qui n'ont été commentées ni par Facebook ni par les autorités.

La Birmanie, très majoritairement bouddhiste, a déjà été secouée depuis 2012 par plusieurs vagues de violences communautaires ayant fait plus de 250 morts et 140.000 déplacés, principalement des musulmans.

Ces émeutes ont porté une ombre au tableau des réformes du gouvernement quasi civil qui a succédé à la junte.

nan-klm/dth/abk

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