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Afrique du Sud: l'intellectuelle noire Ramphele quitte la politique

L'ancienne militante anti-apartheid Mamphela Ramphele a annoncé mardi qu'elle quittait la politique, deux mois après son échec cuisant aux élections sud-africaines du 7 mai, où son parti Agang SA n'a recueilli que 0,28% des voix.

"J'ai décidé de quitter la politique politicienne pour retourner travailler dans la société civile aux côtés de mes concitoyens, pour poursuivre le rêve de transformer notre société afin qu'elle soit plus juste et prospère", a-t-elle écrit dans un communiqué.

Mamphela Ramphele, 66 ans, avait voulu incarner une alternative libérale noire à l'ANC, le parti dominant en Afrique du Sud.

Réputée pour sa critique franche des ratés de la jeune démocratie sud-africaine, elle fut la compagne du martyr de la lutte anti-apartheid Steve Biko (1946-1977), et a voulu représenter ceux qui ont lutté contre le régime raciste sans faire partie de l'ANC.

Cette intellectuelle, médecin de formation devenue directrice de la banque mondiale et administratrice de plusieurs grandes entreprises, avait fondé son parti Agang SA ("Construisons l'Afrique du Sud") en février 2013. Mais elle n'a jamais réussi à percer, même si elle a joui d'un certain prestige dans les médias (certains critiquant tout de même un ego surdimensionné).

Mamphela Ramphele avait failli saborder Agang SA au début 2014, en acceptant d'être la candidate à la présidence de l'Alliance démocratique (DA), le principal parti de l'opposition qu'elle aurait aidé à se défaire de son image de "parti blanc". Mais les fiançailles n'ont pas duré une semaine.

Depuis l'échec du parti aux législatives sud-africaines du 7 mai, Agang SA est dévoré par des querelles intestines.

liu/sba

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